Le Leica Q est arrivé sur le marché en Juin 2015. Je vous propose de découvrir cet incroyable appareil.

Initialement, ce retour a été publié en Août 2016 après quelques semaines d’utilisations. Mais finalement, devant la pauvreté des publications en français concernant celui-ci, j’ai décidé de le ré-écrire en partie en Avril 2017 afin de le compléter, de rajouter de nouvelles expériences, de décrire comment vieilli le boitier, d’ajouter de nouvelles images, et surtout de répondre à certaines questions.

Le Leica Q sur sa boite.
Le Leica Q sur sa boite.

INDEX

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le ite de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Partie 1 – Les détails

  1. Présentation
  2. Le déballage
  3. Le prix
  4. Les principaux défauts
  5. Les performances en post-traitement
  6. L’autofocus et la mise au point
  7. Le crop 35 / 50 mm
  8. Le mode video
  9. L’effet placebo du Leica
Partie 2 – Les images

  1. Gestion des ISO
  2. Le piqué du 28mm
  3. Bokeh (vs x100S)
  4. Macro
  5. Galerie de photos

 

Fin :

  1. Application smartphone Wi-Fi
  2. Firmware 2.0
  3. Conclusion

     PRESENTATION

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le ite de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Au départ, l’annonce du Leica Q (type 116) en Juin 2015 m’avait complètement échappée. Je couvrais alors le Hellfest sur Clisson comme photographe officiel et ce n’est que par hasard que j’en ai entendu parlé. D’abord intrigué, il m’a très vite intéressé jusqu’à ce que ce dernier me refroidisse sur de nombreux points.

Qu’on soit claire avant tout, un Leica reste un Leica. Et celui-ci ne déroge pas à la règle. Fabrication en aluminium et magnésium, capteur plein format 24×36 de 24 millions de pixels, montée en RAW à 50’000 iso, déclencheur mécanique (1/2000 max) et électronique (1/16000), look intemporel, objectif intégré Summilux 28mm f/1.7 stabilisé avec un mode macro, écran tactile, wifi, nfc, autonomie moyenne de 500 images (ce qui est très honorable pour un appareil de ce type), viseur numérique de 3,68MP qui en fait le meilleur du marché en termes de densité de pixels, finition d’un degré d’orfèvrerie… Que demander de plus à cet appareil, d’autant qu’il reste abordable pour la marque !

Au départ commercialisé au prix de 3990€, il s’affiche à présent aux environs de 4200€ en France à la mi-juillet 2016 mais certains sites peuvent le vendre jusqu’à 4500/5000€ à cause de la pénurie depuis plusieurs mois de l’appareil.Artic

Article Leica Q – Evan FORGET

     LE DÉBALLAGE

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le ite de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Leica Q dans son emballage

Je n’avais pas prévu d’aborder un chapitre sur le packaging que je trouve un peu barbant, mais j’ai été agréablement surpris par Leica pour le coup. Pour commencer, je ne comprends pas pourquoi depuis quelques années les marques d’appareils photos ne font plus aucun effort pour « flatter » le client en proposant des emballages intéressants. Sans forcément demander des coffrets en bois gravés en lettre d’or comme Fujifilm a fait pour une édition de son X-Pro 1, mais un peu d’effort quand même.

Coffret prestige Fujifilm

J’avais été particulièrement critique avec le X-Pro 2 dans mon article précédent, véritable haut de gamme et fleuron de la marque Fujifilm. Quand on ouvre la boite on tombe sur quoi ? Hein, on tombe sur quoi dans une boite à 1800€ ? Des papiers, encore des papiers. Et ho ! une notice. Il faut tout démonter pour trouver l’appareil.

Leica pour le coup a fait vraiment mieux. Je vous laisse quelques images avant de passer au chapitre suivant. La boite est aimantée par endroits, deux tiroirs permettent de ranger les accessoires dans de petites sacoches estampillées « Leica » et les papiers sont dans un tiroir à part. La boite contenant l’appareil est la première chose que l’on voit.

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Emballage extérieur

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Ouverture en pétales

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Pastille sur la façade

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Tiroirs de rangement

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Ouverture d’un tiroir

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Le Leica Q

Evan FORGET pour Studio RAW


     LE PRIX

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le ite de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Mais finalement, le Leica Q est-il si cher ? Comme toutes les grandes marques, et nous le savons bien, nous payons surtout celle-ci avant de payer le produit. A titre de comparaison, si on veux « plus ou moins » un ‘équivalent‘ reflex, nous serions dans les 2730€. Je prends là l’exemple d’un D750 (2000€ tarif de mi-juillet 2016) et d’un Nikkor 28mm f/1.8 (environ 730€)

Alors pour « juste » un appareil photo, oui, c’est cher. Si vous voulez un appareil équipé du plein format, Nikon a jeté la première pierre il y a quelques années avec la commercialisation du D600 dans les 1800€ à sa sortie (là encore, très abordable pour du plein format neuf à l’époque). Ce dernier se trouve aujourd’hui dans les 1000€ d’occasion ou dans des écoulements de stocks en neuf de différents sites Internet.

Toutefois, il ne faut pas uniquement prendre en compte le capteur. Un appareil c’est bien plus que ça. La plupart des gammes de Leica (dont celle du Q) sont assemblées à la main en Allemagne et sont extrêmement bien conçus. D’autant que la miniaturisation des composants se paie aussi. Il n’y a qu’à mettre un Leica (tout type, M, M-P, Q…) à côté d’un reflex pour se rendre compte que le gabarit n’a pas grand chose à voir.

Donc oui, un Leica c’est cher. Mais je ne considère pas ce modèle comme « trop » cher au vu de ses capacités pour la marque.

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ET COMPARÉ À DE L’HYBRIDE ?

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C’est vrai que je parle là de la « comparaison » avec un reflex mais je pourrais aussi parler de celle avec de l’hybride. Pour être donc totalement impartial, il faut savoir que lors de la sortie de ce Leica Q, le constructeur Sony proposait lui aussi un boitier compact plein format et performant pour la modique somme de … 3099€. Vous me direz « c’est toujours 900€ de moins ! » et à cela je vous répondrais que oui, en effet. Toutefois, il convient de préciser que pour 3099€, le Sony DSC-RX1R (à vos souhaits) n’intègre pas de viseur (en option, à 349€), pas de stabilisation, pas d’écran tactile, pas non plus de wifi ou de NFC et avec une optique ouvrant moins que le Summilux. De plus, la vitesse d’obturation est bien plus faible, il y a beaucoup moins de zones d’AF, la rafale est 2x moins rapide, tout comme les ISO qui montent deux fois moins haut.

Enfin, le Leica Q intègre une licence du célèbre logiciel de traitement photo Lightroom d’une valeur de 130€. Trop cher, vous disiez ?

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

MAIS LE PRIX EST-IL JUSTIFIÉ ?

 

Là encore… Tout dépendra de chacun. Personnellement oui. Je m’explique. Le Nikon D750 pèse 840 grammes en boitier nu. Le 28mm quand à lui 330, ce qui fait un poids total de 1,17kg, soit 530 grammes de plus que le Leica Q et son 28mm intégré. En studio ce n’est pas trop gênant, mais quand, comme moi vous ne faites que du reportage, ce demi-kilo de plus fera la différence à la fin de la journée.

Il faut également prendre en compte la qualité de l’optique qui n’est pas la même, le Summilux du Leica étant devant en termes de piqué, d’ouverture, de stabilisation, et surtout d’un mode macro intégré qu’il n’y a pas dans le Nikon. Il faut donc ajouter à cela le prix d’une optique macro en plus du coût d’achat de la lentille de base, ce qui alourdi encore la facture du passionné de reflex.

Le facteur discrétion était également important à prendre en compte pour moi. Lors d’un mariage d’une manifestation ou d’une émeute, je ne suis plus vraiment à l’aise à l’idée de m’afficher avec de gros boitiers reflex, je préfère le charme et la discrétion d’un X-Pro 2, d’un x100F ou de ce Leica Q.

L’encombrement n’est pas non plus la seule chose à prendre en considération, le bruit (sonore) l’est tout autant. Le X-Pro 2 et les hybrides de Fujifilm sont déjà TRES largement au dessus tous les réflex qui existent sur le marché en termes de discrétion, mais Leica enterre Fuji. Et oui ! J’ai été stupéfait du silence du déclencheur mécanique de l’appareil qui se fait en deux temps et dans une douceur absolue, sans parler de l’électronique qui est parfaitement inaudible.

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le ite de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     LES PRINCIPAUX DÉFAUTS

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le ite de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Au début de l’article je parlais de points qui m’ont fait repousser cet achat. Tout d’abord, et ça je trouve que c’est un vrai point négatif, l’appareil n’est pas tropicalisé. 4200€, une marque légendaire, et pas de tropicalisation ? Déception complète, d’autant que la marque sait faire, la gamme M, entre autres, est tropicalisée. Sans parler d’étanchéité ou de pouvoir réaliser de la photo sous-marine avec, mais au point la résistance à une pluie.

Autre point négatif : le mode d’enregistrement des photos. Sur ce boitier, vous avez le choix entre JPEG, DNG+JPEG et… c’est tout. Pas de DNG seul. Impossible, nada. Du moins, à ce jour en version 1.1 du firmware à la mi-juillet 2016. Je trouve que c’est complètement ahurissant pour un appareil de cette gamme.

Edit du 26 Juillet : Problème corrigé avec la mise à jour 2.0. Enregistrement des photos en DNG seul possible !

Au delà de ça, les cartes SDXC UHS-II ne sont pas prises en comptes. Pour n’avoir que ça, je suis très déçu. Heureusement, celles-ci sont rétro compatibles, mais le X-T1 qui date de début 2014 (donc un an et demi plus tôt) et qui est vendu 70% moins cher en est équipé…

Gauche : SD standard. Droite : UHS II
Gauche : Carte SD standard. Droite : Format UHS II (plus rapide)

Enfin, pour enterrer le clou je ne parlerais pas de l’absence de port USB 3 et de la recharge par USB, ou de la mémoire interne inexistante (même pas 2 Go, rien, nada). En revanche, j’aborderais les limitations d’obturation. Pourquoi « seulement » 1/2000 en mécanique, là où le X-T1 Vendu 1199€ monte à 1/4000ème et le X-Pro 2 à 1/8000ème ? Pourquoi 1/16000ème en électronique là où les Fuji montent à 1/32000ème depuis déjà longtemps ?

Je peux entendre que c’est peut-être une stratégie afin de laisser de quoi faire au Q 2 ou encore pour creuser l’écart entre la gamme M et Q afin de ne pas cannibaliser des ventes, mais je ne l’accepte pas pour autant. On touche du Leica là. La Rolls des appareils photos, c’est une légende bordel, et on se retrouve, comme avec les Mac d’Apple, avec des produits parfaitement conçus mais à moitié terminés en termes de performances. Je suis déçu, je m’attendais à mieux.

Dans les autres points négatifs, je pourrait aussi relever le fait que sur le modèle M ou sur le Leica X1 qui lui est sorti 6 ans plus tôt et pour 4x moins cher, il y avait une option de retardateur directement intégrée au sélecteur de modes. La gâchette d’allumage permettait donc :

  • Off
  • S
  • C
  • Retardateur

A présent, il faut aller dans les menus pour avoir cette option. C’est dommage, ça n’a rien d’irréalisable, et ce n’est pas pour ce que ça coûte. Personnellement je m’en sert très souvent, donc c’est gênant pour moi.

x1-top-1200
Présence du retardateur sur le Leica X1

Je ne m’attarderais pas vraiment non plus sur le fait qu’il ne possède pas d’écran orientable. Certes, c’est pratique, j’ai adoré sur mon X-T1, mais ça aurai complètement changé le look du boitier, rompu avec la légende de la marque, et fragilisé celui-ci. L’absence de flash intégré ou pop-up ne me dérange pas non plus, je ne travaille jamais au flash. Mais j’entends que des personnes puissent ressentir un manque, ne serait-ce que pour déboucher de petites ombres notamment en contre-jour.

L’écran tactile reste appréciable, mais j’aurais préféré gagner 80€ à l’achat pour m’en passer. Il est cool mais pas indispensable, les transitions entre deux images sont d’ailleurs parfois lentes. Après, je travail souvent au pieds pour faire mes poses longues, donc c’est vrai que juste « toucher » l’appareil a un côté « nouveau », « agréable ». A voir si ce sentiment de nouveauté ne s’évapore pas avec le temps. En revanche, ça donne ce petit effet « wahou » quand on présente une photo au dos de l’appareil à un client. On ne s’attends déjà pas à un numérique quand on le regarde de face, et encore moins à un écran tactile.

LEICA Q,

LE FUJI PLEIN FORMAT TANT ATTENDU ?

 

Ouuuuh, là je vais m’attirer les foudres de tous les pro-Fuji, et de tous les pro-Leica ! Mais avant de vous jetez sur moi (sauf vous, mesdemoiselles, je suis prêt !) permettez moi quelques explications.

J’adore Fujifilm. Vraiment. Mon X-Pro 2 est une vraie merveille, tout comme l’était avant lui mon X-T1 et mon x100S. Mais… Fujifilm s’obstine à ne pas produire de capteur plein format. D’après ce que j’ai cru comprendre, au vu du marché actuel largement dominé par Canon, Nikon, et en partie Sony, la marque ne voudrait pas rentrer dans cette guerre et préfère passer directement à l’étape du moyen-format où la concurrence est déjà moins nombreuse et le marché du plein format « abordable et mobile » est encore jeune, à l’image du Pentax 645Z dont la gamme de prix tourne dans les 8000€. La marque se concentre donc sur ses APS-C et sur ce moyen-format avec par exemple la sortie de son GFX 50S à 7000€.

Mais revenons-en au plein format.  Certains pourraient me dire « Oui, et alors ? Quelle importance ? ». Cette différence n’est pas psychologique, il y a une réelle différence physique au passage de l’APS-C au FF. Si on reste sur l’exemple du Leica Q et du X Pro 2, ils ont tous les deux 24 millions de pixels, sauf que sur l’un ceux-ci sont étalés sur un capteur de 24mm x 36mm et dans l’autre sur une surface de 23,6mm x 15,7mm. Cela a donc une incidence particulièrement visible sur le bokeh, et la qualité de la montée en ISO (entre autres).

Je ne dis pas que le plein format est une chose indispensable, mais je suis tellement pointilleux avec le détail de mes images que depuis environ 2 ans ça commençait à me sortir un peu par les orbites de voir que j’étais toujours obligé d’être proche de mon sujet et à f/1.4 pour avoir un bokeh « acceptable ». Après, gardons tous à l’esprit que je parle là d’un ressenti personnel. C’est un peu ce qui m’a rendu heureux quand j’ai quitté le x100S. J’étais totalement amoureux de cet appareil, mais même à f/2, le bokeh était vraiment trop léger, presque inexistant par moment. J’en avais presque l’impression de photographier avec un smartphone pour tout dire.

Au delà de ça, une chose que j’apprécie sur le Leica c’est sa pureté esthétique. Là encore, mon X-Pro 2 a quelques regrets entre un design légèrement bancal sur le dessus et un peu trop de boutons, de courbes et de chichis, avec une bague ISO inutilisable et une correction d’exposition bien trop présente. Enfin… A condition de ne pas regarder sous l’appareil. Je ne sais pas ce qu’il c’est passé, on se retrouve avec un gros tampon de mentions légales immondes. Heureusement, avec un demi étui dessus on ne voit plus rien.

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Les inscriptions sont très visibles. La tâche sombre au centre est juste le masquage du n° de série

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     LES PERFORMANCES EN POST-TRAITEMENT

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Comme la moitié du travail aujourd’hui consiste à passer autant voir d’avantage de temps devant son ordinateur que son appareil photo pour traiter ses images, il convient de parler des performances en post-traitement, et quelle ne fût pas ma surprise quand j’ai réalisé que j’avais complètement craqué pour les DNG de la marque ! Alors oui, les filtres intégrés au capteur X-Trans de Fujifilm me manquent, oui, toi mon cher petit film classic chrome qui accompagne toutes mes photos depuis plus d’un an tu me manque, mais ENFIN je peux importer mes images dans Lightroom sans attendre une éternité que les images se copient et que le calcul de rendu se fasse.

Pour exemple, j’ai pris 50 images avec le Leica, et 50 images avec le Fuji. Toutes importées sur le même MacBook Pro suivant :

screen 6
Avec 256 Go de SSD et Lightroom 6.4

Le temps d’attente pour le Fuji a été de 1 minute 34 et pour le Leica de… 15 secondes. Et il n’y a que 50 images. Quand je suis revenu du Hellfest (Edition 2016) le mois dernier, j’avais 3388 images ! Imaginez le temps que j’ai attendu ! J’étais fou. Une perte de temps, mais surtout de productivité ! En effet, je n’ai qu’un MacBook Pro pour traiter mes images, et ce n’est pas un foudre de guerre. Autant avec le Leica ça passe crème je n’attends pas, mais avec le Fuji, impossible de travailler sans d’énoooooooormes ralentissements sur la machine pendant toute la phase d’importation et SURTOUT de calcul de rendu, même lors d’un simple zoom dans l’image ou d’un changement d’onglet, au point qu’il vaux mieux laisser faire la machine qui souffle comme pas possible. Pour ça vraiment, j’apprécie.

Au départ, je ne m’en rendais pas vraiment compte, j’avais du Fuji depuis tellement longtemps, je pensais que c’était juste mon ordi. Puis, quand pendant les deux dernières éditions du Hellfest j’ai vu les collègues photographes avec plus ou moins le même ordinateur, mais surtout des Canon (Mark II, Mark III…) et la vitesse à laquelle allait l’importation et le calcul de rendu sur leur machine, là j’ai fait ok c’est bon, c’est plus possible, il y a un problème. J’ai tenté de réinstaller le système, le logiciel, et quand j’ai exclu le facteur logiciel et matériel, je me suis dirigé vers le dénominateur commun à mes problème, le boîtier de Fuji.

Finalement, après enquête la raison est simple. Fujifilm ne communique pas les détails de son capteur à Adobe, Microsoft, Apple, et autres. De ce fait, ces derniers sont contrains d’en passer par de la rétroingénierie pour développer des pilotes compatibles, c’est pour ça que c’est aussi mal géré par Lightroom et que 7 mois (7 MOIS FUJIFILM SERIEUX !!) après la sortie du X-Pro 2, il est toujours impossible d’avoir ne serait-ce que la vignette de l’image sur un ordinateur (Mac ou PC). Le X-T2 ayant lui aussi un X-Trans III, le problème sera très probablement le même avec cet appareil. Il va vraiment falloir trouver une solution.

Au passage, si vous êtes un utilisateur de macOS, Apple met très régulièrement à jour cette page sur son site lors de la sortie de chaque nouvelle prise en charge d’appareils pour indiquer sa compatibilité avec le système.

Microsoft fait pareil de son côté avec Windows 10 mais la liste des appareils compatibles est bien moins complète. Au passage, sur le lien de cette page vous avez non seulement la liste des compatibilités (en cliquant sur +détails) mais aussi la possibilité de télécharger le pack de codecs directement.

screen 7
Vous ne rêvez pas, il n’y a pas non plus la taille de l’image. Shoot en JPEG + RAW obligatoire pour ne pas avoir à ouvrir les images dans Lighroom à chaque fois pour retrouver une photo…

Pour conclure ce chapitre, je dirais que je ne dénigre pas la marque Fujifilm qui produit les meilleurs hybrides APS-C du marché selon moi. Mais c’est une erreur de dire que Fuji c’est « Le Leica du pauvre » comme j’ai souvent pu l’entendre dire. Les deux marques ne boxent clairement pas dans la même catégorie, et sont très bonnes dans leurs domaines respectifs.

Si vous avez un Fuji, vous n’aurez pas l’impression d’avoir « juste » la même chose en passant chez Leica. Ceux qui vous disent ça vous mentent. C’est totalement différent. C’est un monde à part. A présent que j’ai les deux, je peux l’affirmer.

Toutefois, je ne me séparerais pas de mon X-Pro 2 pour autant. C’est un boitier exceptionnel, fin, discret qui mérite sa place dans mon sac. Il n’est pas à la hauteur du Leica dans de nombreux points, mais il est complémentaire sur beaucoup où celui-ci ne pourra pas aller (grand angle, zoom, pluie…).

Edit du mois d’Avril 2017 : Fin 2016 Apple a mis à jour son utilitaire de fichier RAW sur macOS et à présent, les raw du X-Pro 2 sont pris en charge mais attention, uniquement les RAW non-compressé… Le problème est donc partiellement résolu. En revanche, toujours aucune amélioration en terme de performance sur Lightroom.

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     LA MISE AU POINT SUR LE LEICA Q

 

En effet, le Leica Q bénéficie d’un module autofocus. Mais pas n’importe lequel, un AF ultra rapide et comme si ça ne suffisait pas : silencieux ET stabilisé !

Etant avec Fujifilm depuis le début de la gamme X, j’ai pu voir l’évolution de l’AF sur le marché de l’hybride au cours des années passées et elle a fait de nets progrès entre le X-Pro 1 et le X-Pro 2. Mais là, le Leica Q se dirige encore une fois sur les crans au dessus.

L’autofocus est certes rapide, mais ce n’est pas ça qui est important. Vous connaissez l’adage, ne pas confondre vitesse et précipitation ? Certes le Leica est rapide, mais il accroche ! Chaque mise au point est réussi, il ne laisse pas de place au hasard, même dans des conditions difficiles. Alors comme tout appareil, bien entendu il peut y avoir des ratés sur des tons très sombres ou en contre jour, surtout si comme moi par mesure de discrétion vous n’utilisez jamais l’assistant AF. Mais si, vous savez cette petite lumière qui éclaire la scène devant vous pour aider la mise au point à se faire. Mais ces erreurs de mise au point sont vraiment rares, voir même inexistant en journée.

Toutefois, pour ceux n’aimant pas l’AF, la marque a eu la bonne idée de doter son appareil d’un système de mise au point manuelle avec une bague dédiée et deux merveilles. Le sélecteur AF et le focus peaking.

  • LE SELECTEUR AF

Il se distingue par une bague un peu (trop ?) imposante qui tombe sous le majeur ou l’annulaire selon les mains de chacun. D’un clic on passe d’un mode à l’autre dans une incroyable fluidité. Pas besoin d’activer une option dans un menu ou de mettre une gâchette en façade de l’appareil. C’est simple et efficace.

Article Leica Q - Evan FORGET
Gâchette de MAP manuelle
  • LE FOCUS PEAKING

Mais une bonne bague n’est rien sans un bon système ! C’est là que le focus peaking entre en jeu. Il permet d’afficher en surbrillance la zone correctement mise au point dans votre image. Bien plus agréable et précise selon moi dans le viseur que sur l’écran, la faute probablement au nombre de pixel : 3 680 000 dans le viseur, 1 040 000 sur l’écran. La douceur de la bague et la précision de la zone nette est telle que si jamais vous êtes confronté dans l’un des cas extrêmes où l’AF patine (concert en contre jour, reportage de nuit…) vous pourrez pleinement faire confiance à cette option. Et c’est un mec au départ très sceptique qui vous dit ça !

Sans focus peaking
Sans focus peaking

Différence :

Avec focus peaking
Avec focus peaking

Ce qui est vraiment intéressant avec le FP de Leica, c’est sa précision et la zone touchée par le tracé. Avec beaucoup de modèles d’appareils, on va avoir une zone très largement couverte par le tracé peaké, alors qu’avec le Leica, on ne touche QU’à son sujet, pas à ce qu’il y a « autour » et c’est très agréable. De ce fait, on gagne vraiment en précision et en confiance dans l’utilisation du manuel.

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     CROP 35 / 50 mm

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Lors de la présentation du Leica Q, la marque a répondu à la critique de la focale fixe de 28mm par une option permettant de basculer en 35 ou 50mm très facilement. J’aimerais revenir sur cette option car celle-ci a été un peu trop sur-vendue selon moi. Je m’explique.

L’objectif est capable de basculer mécaniquement en mode macro, c’est un fait, et c’est une fonction physiquement vérifiable et exploitable. Toutefois, le passage en 35 et 50mm n’a rien de mécanique. Il ne s’agit là en réalité que d’un simple… recadrage dans votre viseur. Prenons l’exemple ci-dessous.

Image d’exemple.

Dans mon écran apparait la scène entière captée par l’objectif de manière standard, soit en 28 mm. Si j’appuie sur le bouton en haut de l’écran un cadre lumineux apparait avec une interface rappelant celle des viseurs telemetrique avec la mention 35 ou 50 en bas à droite afin d’indiquer visuellement le format sélectionné comme présenté ci-dessous :

35 mm

50 mm

Une fois la photo prise, celle-ci apparait en taille entière sur votre écran avec le cadre lumineux en surbrillance indiquant quel format d’image a été choisi.

Image prise.

Il n’est pas indiqué ici quel format (35 ou 50) a été défini mais comme la taille des cadres est différente et qu’il n’y en a que deux, vous allez vite finir par reconnaitre vos réglages. Une fois la photo importée dans Lightroom, le recadrage va s’appliquer automatiquement. A savoir que la photo n’est pas « physiquement » recadrée et qu’en cliquant sur le module de recadrage il vous permettra de le modifier à nouveau. C’est une très bonne chose de laisser cette souplesse de modification. Ainsi nous ne sommes pas « coincé » par un choix de cadrage/réglage.

Dans Lightroom…

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     LE MODE VIDEO

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Il est vrai que nous n’achetons pas un Leica pour faire de la vidéo. Déjà, parce que ce n’est clairement pas la priorité de la marque, mais aussi et surtout parce qu’il y a bien plus adapté chez d’autres constructeurs, que se soit au niveau du boitier ou des optiques.

Mais pour autant, ce boitier est-il à bannir ? Moi-même qui ne suis que photographe, je ne prends pas de vidéo. Mais si je suis en vacances, ou pour le plaisir et que je veux filmer quelque chose, j’en ai tout le même le droit et mieux, la possibilité grâce aux modes 1080p à 60 ou 30 images par seconde.

Il est vrai que c’est un peu pauvre, pas de mode 720p, et enregistrement en MP4 uniquement. Mais bon, pour dépanner, ça suffira. Au départ, lors de la rédaction de cet article j’avais réalisé une vidéo sur la ville de Nantes durant l’été 2016 avec le micro intégré de l’appareil mais celle-ci a été bloquée par YouTube et je n’ai pas encore eu le temps d’en tourner une nouvelle. Je tâcherais d’en mettre une ici dans quelques temps.

Quoi qu’il en soit, l’image en vidéo est claire et bien détaillée, il n’y a pas d’effet de trainée ou de déformation, le boitier n’a pas trop chauffer non plus durant toutes ces prises, malgré les températures estivales. Attention toutefois, la mise au point automatique présente quelques fois des bizarreries où l’appareil semble « chercher le point de focus en boucle » pendant quelques secondes, même si c’est net. Du coup, ça donne un léger effet « zoom/dezoom » qui se rapproche du mal de mer. Je recommande donc de filmer en manuel.

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     L’EFFET PLACEBO ?

 

Depuis que j’ai découvert Fujifilm en 2012, je dois avouer que je fais bien plus attention à mes appareils. J’ai compris qu’il n’y avait alors pas besoin d’avoir un « gros boitier reflex gripés » pour avoir de la performance. Bien au contraire, j’y ai trouvé dans ces appareils un certains charme qui me procurait à la prise en main autant de plaisir qu’à la prise de photos.

Qu’on soit claire, avoir en Leica en main ne fera pas de vous un meilleur photographe. Mes photos ne vont pas soudainement prendre +4 en charisme +6 en intel et +3 en force. En revanche, cet appareil va changer ma philosophie d’utilisation.

Leica reste une marque légendaire, et de la même manière que je ne conduirais pas ma vieille 206 de 1999 et une Tesla toute option de 2017, je ne prendrais pas mes photos de la même façon avec cet appareil. Il n’y a pas d’explication à donner « c’est comme ça », c’est involontaire, naturel, tout ce que vous voulez, n’en déplaise aux personnes qui n’ont pas la chance de le comprendre. D’ailleurs, pour le centenaire de la marque, Leica a mis en ligne une galerie sur son site avec des photos célèbres réalisées avec ses appareils. La galerie est visible sur ce lien. J’ai d’ailleurs été très surpris de voir que 11 photos célèbres que je connaissais bien ont été prises avec du Leica.

Dans les rues de Nantes.
Dans les rues de Nantes.

Au delà du côté « légende », l’appareil reste performant. Là on va rejoindre le débat : Est-ce l’appareil qui fait le photographe ou le photographe qui fait l’appareil ? » auquel j’ai déjà répondu. Selon moi, c’est le photographe qui fait l’appareil, mais l’appareil qui fixe la limite du photographe. Je prendrais encore une fois l’exemple d’un concert. Quelque soit la marque de votre appareil, si vous photographiez ce genre d’événement dans une salle sombre alors que l’appareil n’est pas capable de monter à plus de 1600 ISO sans transformer vos images en bouillie de bruit numérique avec un 18-55mm f/3.5-5.6, vous aurez beau être le meilleur du monde ça ne changera rien.

Alors non, il n’y a à mon sens pas d’effet placebo, du moins dans mon cas. Je suis simplement heureux d’avoir un appareil qui me correspond et qui va me permettre de pousser un peu plus loin mes limites, d’avoir un certains look entre les mains et aussi, la fierté d’avoir un Leica. N’essayons donc pas de rationaliser un sentiment avec des débats n’ayant aucun sens. Profitons-en simplement.

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     IMAGES ET GESTION DES ISO

 

Reportage avec le Leica Q
Reportage avec le Leica Q

Avant de passer sur une galerie de prises avec l’appareil, j’aimerais me concentrer sur la sensibilité ISO du boitier. Pendant 2 ans j’ai été bloqué aux 6400 ISO des X-Trans II de Fujifilm. Depuis peu, je peux gouter au 12’800 ISO du X-Pro 2, mais là, les portes du 50’000 ISO s’ouvrent à moi. Alors, qu’est-ce que ça vaut ?

Tout d’abord, le capteur permet une image à 100 ISO. Ça peut paraitre anodin, mais en plein soleil, un shoot à f/1.7 peut vite se retrouver surexposé. La plupart des capteurs sont à 200 ISO minimum. Alors 100 ça n’a rien d’exceptionnel, mais c’est toujours appréciable.

Après multitude de tests, les images restent parfaitement propre jusqu’à 1600 ISO. A partir de là et jusqu’à 3200, les images commencent légèrement à bruiter mais sans que ça ne soit dérangeant. À partir de 6400 ISO le bruit numérique sera visible un peu partout mais n’abimera pas l’image.

À partir de 12’800 là on commence à voir cette présence de bruit numérique. Les images restes correctes et très largement exploitables même en couleurs.

Une fois les 25’000 ISO atteint, le bruit est bien plus présent mais reste agréable. Il ne détruit pas l’image qui conserve beaucoup de détails, malgré la présence de franges colorées (violacées) là où les lumières de la scène sont présentes.

Enfin, concernant les 50’000 ISO, j’ai été agréablement surpris. C’est sûr que le bruit est bien présent, et plutôt visible, mais il se fait plutôt discret pour une telle quantité. L’image ne sature pas en couleurs, et les détails restent exploitables (voir exemples ci-dessous). Il se rapproche vraiment du grain des pellicules, même en couleurs. En noir et blanc, le rendu est meilleur, sans être magique non plus. Je ne saurais toutefois que déconseiller de trop en abuser. Le cap 12’800 est déjà excellent.

Je pense honnêtement que la marque aurait pu faire monter son boitier bien plus haut mais qu’ils l’ont volontairement bridé pour proposer de la qualité sur l’ensemble de la plage ISO et proposer un argument supplémentaire pour le Q 2. (Edition du mois d’avril 2017 : Finalement, ça devait être pour le Leica M10, car toujours aucune rumeur ou annonce pour un successeur au Leica Q presque 2 ans après sa sortie)

Au passage, sachez que l’appareil est par défaut bridé à des valeurs ISO « standard » et qu’il faut faire des réglages dans le boitier pour utiliser la molette de correction d’expo comme molette de gestion d’ISO. Toutefois, bien que j’arrive aujourd’hui à utiliser cette molette pour gérer ma vitesse, je n’ai pas encore trouvé comme l’utiliser pour gérer mes ISO. Mais après tout, je n’ai pas tellement cherché non plus.

A présent, quelques exemples de l’appareil. La scène est recadrée de l’image ci-dessous :

Recadrage de l'image
Recadrage de l’image

 

200 ISO
200 ISO

800 ISO
800 ISO

1600 ISO
1600 ISO

6400 ISO
6400 ISO

12500 ISO
12500 ISO

25000 ISO
25000 ISO

50000 ISO
50000 ISO

On constate bien la qualité de la monté en ISO dans les détails. Dans les tiroirs sur la droite, on remarque par exemple des disques dur qui sont étiquetés. Même à 50’000 ISO, le bruit reste suffisamment fin pour permettre de lire correctement et sans trop de difficultés les caractères imprimés.

A présent, quelques images prisent dans de « vrais » conditions et à de hautes sensibilités.

1/125 - f/4 - 3200 ISO - 28mm - Mains levées
1/125 – f/4 – 3’200 ISO – 28mm – Mains levées

Zoom
Zoom

1/60 - f/3.5 - 4000 ISO - 28mm - Mains levées
1/60 – f/3.5 – 4’000 ISO – 28mm – Mains levées

Zoom
Zoom

1/60 - f/1.7 - 5000 ISO - 28mm - Mains levées
1/60 – f/1.7 – 5’000 ISO – 28mm – Mains levées

Zoom
Zoom

1/125 - f/3.2 - 6400 ISO - 28mm - Mains levées
1/125 – f/3.2 – 6’400 ISO – 28mm – Mains levées

Zoom
Zoom

1/100 - f/8 - 12500 ISO - 28mm - Mains levées
1/100 – f/8 – 12’500 ISO – 28mm – Mains levées

Zoom
Zoom

1/1320 - f/8 - 25'000 ISO - 28mm - Mains levées
1/1320 – f/8 – 25’000 ISO – 28mm – Mains levées

Zoom
Zoom

Après quelques tests terrains, il faut bien avouer que je suis agréablement surpris par la qualité des hautes sensibilités. Il n’y a qu’à voir les exemples ci-dessus. Même à 25’000 ISO le texte sur l’écran du téléphone affichée sur le mur du cinéma (dernière image) est parfaitement lisible. Concernant la photo à 6400 ISO de la façade du chantier navale, l’horloge blanche en haut reste parfaitement détaillée, et on voit très nettement la jonction entre chaque pierre du mur.

Il n’y a au final que la photo du bateau à 5’000 ISO qui fait tâche, mais uniquement parce qu’elle a été prise à f/1.7. C’est d’avantage un manque de netteté lié à l’ouverture qui désavantage l’image.

Leica a su parfaitement exploiter son capteur pour proposer quelque chose de relativement performant. J’ai hâte de voir dans mes futurs reportages ce que ça va donner.

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     PIQUÉ ET QUALITÉ OPTIQUE

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

A présent que le chapitre sur la qualité du capteur est terminé, concentrons nous sur l’objectif.

L'objectif Summilux 28mm macro f/1.7 du Lecia Q.
L’objectif Summilux 28mm macro f/1.7 du Lecia Q.

En toute franchise, les images sont excellentes. Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques dont tout le monde se fout avec des courbes et autres graphiques, mais le rendu offert par le Summilux est agréable à l’oeil dans toute circonstance.

En zoomant à 200%, on remarque toutefois un TRÈS léger manque de piqué (comprenez de netteté) sur le centre de l’image lorsque nous sommes à f/1.7 mais après tout, comme la quasi totalité des objectifs du monde, on est toujours un peu moins net sur la pleine ouverture. Il suffit simplement de fermer un peu (f/2 suffit) si vraiment on veux une netteté « excellente » si le « très bon » du f/1.7 ne vous satisfait pas, sans avoir besoin d’en rajouter sur Lightroom.

Enfin bon. Ne tenez pas trop compte du dernier paragraphe, je le dis pour être chiant. En vrai cette optique est une merveille. Silencieuse, précise, piquée, quasi parfaite quoi. On reconnait bien là la marque.

Gibson Les Paul
Gibson Les Paul

Zoom sur l’image :

Gibson Les Paul
Gibson Les Paul

J’ai également été agréablement surpris par l’absence d’aberration chromatique sur l’objectif. C’était un peu la maladie de feu-mon 23mm f/1.4 sur mes fuji, c’était une catastrophe. Ici, tout est excellent, comme l’atteste ces quelques exemples d’une Gibson Les Paul photographiée pour les besoins du test. Ci-dessous, on remarque sur la photo du Fuji que l’accastillage est rose ainsi que les cordes du chevalet. Vers le haut droit de l’image, le long des cordes, celles-ci deviennent verte en passant au dessus du micro chevalet.

Fuji X-Pro 2 + 23mm à f/2
Fuji X-Pro 2 + 23mm à f/2

Leica Q
Leica Q

L’exemple ci-dessus est assez flagrant concernant l’aberration chromatique. A présent, un comparatif couleurs/bokeh (fichiers bruts)

Leica Q
La scène ci-dessus, au Leica Q.

Pour la curiosité, la même image en mode macro donne ça :

Avec le mode macro activé.
Avec le mode macro activé.

Le plus dingue, c’est le niveau de détail sur le centre au point :

Zoom sur la zone nette.
Zoom sur la zone nette.

     COMPARAISON AVEC LE BOKEH DES X100*

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Leica Q / Fuji x100
Leica Q / Fuji x100

Quand on parle de compact numérique de ce genre, on pense forcément au Leica Q, mais aussi et surtout aux x100* de Fujifilm. J’entends très souvent dire que l’objectif délivre la même qualité et que la seule différence entre les deux appareils est la présence d’un APS-C sur l’un et d’un FF sur l’autre.

Bien que je ne comprenne pas comment on peut dire qu’un capteur FF avec un 28mm f/1.7 délivre la même image qu’un 23mm (conversion donnée à 35mm) ouvrant à f/2 sur un APS-C, je ne reviendrais pas sur le sujet. J’ai été utilisateur de x100s pendant plus d’un an, je connais ce boitier sur le bout de doigts. Alors à présent que j’en ai un sous la main ainsi qu’un Leica Q, comment me dire que j’ai tord ? On peut effectivement dire que l’on est pas d’accord à cause d’un ressenti différent, mais en soit, mon avis est fondé sur quelque chose de solide et doit être au moins respecté, même si il n’est pas partagé.

Ci-dessous, deux images prises au x100s à f/2, EXIF en légende.

200 ISO - f/2 - 1/2000
200 ISO – f/2 – 1/2000

200 ISO - f/2 - 1/4000
200 ISO – f/2 – 1/4000

Je suis pourtant relativement proche de mes sujets, et le bokeh est très léger voir même inexistant par endroit. Je suis tout de même à f/2, pas à f/5.6 ! C’est le genre de reproche que je pouvais donc faire à cette game qui est certes très qualitative mais qui n’offre pas que du bon partout. C’est très parlant dans le zoom de la première image ci-dessous. En dehors d’une perte de piqué visible sur le sujet on observe que les feuilles en arrière plan n’offre pas grand chose de « beau » sur un effet de bokeh à f/2.

Zoom image de gauche
Zoom image de gauche

Mais il est vrai que tout ça, je ne m’en rendais pas vraiment compte à l’époque. Je trouvais même le x100s très rigide et très solide. Après tout, il a traversé le Hellfest 2014 (photographe officiel) avec moi, ainsi que de très nombreux débordements sans jamais faillir. Toutefois, avec le recul et la main sur le Q (type 116) je suis forcé d’admettre une réalité, c’est que la finition et les matériaux n’ont clairement rien à voir. Pour tout dire, les x100 font jouets et plastique au touché à côté. Ça n’empêche pas que ce sont de belles bêtes et selon moi les meilleurs APS-C compact du marché. Encore une fois, je ne cherche pas à comparer ce Leica avec d’autres appareils. En revanche, comme ça revient de manière quasi-systématique sur les forums de l’une ou l’autre marque, je pense qu’il est important d’y consacrer quelques lignes.

Leica Q / Fuji x100
Leica Q / Fuji x100

Il ne faut toutefois pas mettre de côté les x100* de Fujifilm. Ils ont selon moi plusieurs gros avantages dont Leica devrait s’inspirer fortement pour son Q2, à savoir :

  • Déclencheur percé (pour y mettre un déclencheur externe, un bouton personnalisé…)
  • Filtre de densité neutre intégré
  • 1/32000 électronique
  • Viseur optique
  • Modèle en finition argent ou noir
  • Flash intégré

Mais encore une fois : NON. Un Leica et un Fuji ce n’est pas la même chose. Il faut arrêter ce débat. Bien que les points cités ci-dessus sont à l’avantage du Fuji car absent du Q type 116, il y a quand même un sérieux gouffre creusé par le Leica grâce à :

  • Monté en ISO à 50’000 (6400 ISO en raw sur les X-Trans II de Fujifilm)
  • Qualité de l’optique
  • Ouverture de f/1.7 (contre f/2)
  • Plein format (contre APS-C)
  • Autonomie (le double)
  • Qualité de fabrication et matériaux
  • Autofocus
  • Simplicité du menu
  • Viseur
  • Ecran
  • Qualité d’image
  • Application Wi-Fi plus fluide et mieux développée

A moins que les points précédents sont inutiles pour vous, il relève de la mauvaise foi de dire « c’est pareil ».

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     LE MODE MACRO DU SUMMILUX 28mm f/1.7

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Oui, l’optique bénéficie en effet d’un mode macro que j’ai brièvement abordé tout à l’heure avec un zoom sur la guitare.

Mode standard
Mode standard

Mode macro
Mode macro

Mode standard
Mode standard

Mode macro
Mode macro

Là où il faut se méfier avec le mode macro, c’est sur l’ouverture. Bien qu’ouvrant à f/1.7, dans ce mode l’ouverture passe à f/2.8. C’est certes dommage, mais je préfère ça a pas de mode macro du tout. Voici d’ailleurs quelques images prisent avec le mode macro activé.

 

Macro
Macro

Macro
Macro

Macro
Macro

Macro
Macro

Macro
Macro

Macro
Macro

Au delà de ça, les bokeh sont toujours très bons. Quelques exemples d’images prisent à la fois à f/1.7 et à f/8.

f/1.7
f/1.7

f/8
f/8

f/1.7
f/1.7

f/8
f/8

f/1.7
f/1.7

f/8
f/8

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     GALERIE D’IMAGES

 

Route
Route

Je tâcherais de mettre cet article à jour avec le temps. En attendant, voici quelques images prises avec le Leica Q. Plus tard, vous pourrez en trouver sur mon site www.evan-forget.fr.

     ASTROPHOTOGRAPHIE

Lors de différents tests d’astrophoto j’ai été déçu de voir que la vitesse dépends de la monté en ISO. Ainsi, à 3200 ISO et f/1.7, je ne pouvais pas aller au delà de 4 secondes de pose pour mes images. Impossible de contourner ça. Enfin presque. Malheureusement, sur ce boitier le couple vitesse/ISO doit être constant. Ainsi si je veux varier les photos en astro je dois m’obligé de certains réglages dont je ne souhaite pas.

En dehors de ça, l’appareil s’en sort extrêmement bien, et les images sont d’une grande qualité. Je ne dirais donc pas que l’appareil « n’est pas fait pour ça » car il s’en sort merveilleusement bien, mais il faut bien prendre le problème de couple de réglage en considération.

Étoiles
Étoiles

Étoiles
Étoiles

Étoiles
Étoiles

Étoiles
Étoiles

Étoiles
Étoiles

Route
Route

Route
Route

Lac
Lac

Lac
Lac

Arbres
Arbres

Moulin
Moulin

     

     REPORTAGE D’ACTION

Je l’ai également emmené avec moi lors d’un reportage intense dans le sable (sous 30°) où il n’a montré aucun signe de fatigue. Pourtant il a pris cher avec les vibrations et les chocs, et était utilisé sans discontinuité. La batterie semble vraiment avoir une bonne autonomie.

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Reportage

LAMPE À PLASMA

Pour voir ce que pouvait donner l’appareil dans des conditions vraiment particulière j’ai même tenté de prendre en photo une lampe à plasma avec des réglages différents pour m’essayer à un peu d’abstraits scientifique. La série entière et une vidéo pour se rendre compte de ce que c’est sont à voir dans l’album que je lui consacre sur cette page de mon site.

Plasma

Plasma

Plasma

Plasma

Plasma

Plasma

Plasma

Plasma

     

     MATCH DE HOCKEY SUR GLACE

Malgré le froid très important, l’appareil n’a pas vraiment eu de problème. La manipulation à travers les manches de ma veste (oui, je n’avais pas pris de gants…) était un poil plus complexe mais ça allait. En revanche, gros point noir sur la mémoire tampon de l’appareil qui a saturée à de nombreuses reprises lors des prises de vue. Je m’explique :

Quand vous saturez l’appareil en terme de performance, par exemple avec trop de rafale ou des photos trop régulières, la mémoire n’a pas le temps d’enregistré les images sur la carte SD et le voyant à l’arrière de l’appareil devient orange clignotant. A partir de là, il faut attendre plusieurs (longues, très longues…) secondes pour que l’appareil se remette dans la course et vous pourrez potentiellement rater quelques images à cause de ça. Il faudra donc apprendre à dompter votre appareil pour prévenir ces moments. La série entière est à voir dans l’album que je lui consacre sur cette page de mon site.

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

Hockey

 

     STREET (LONDRES)

J’ai passé plusieurs semaines sur Londres dans le cadre de mon travail et j’en ai profiter pour faire visiter la ville à mon petit Leica afin d’en immortaliser les quartiers. J’y retournerais à la belle saison je pense, car la nuit à 17h30 et le froid important ce n’est pas non plus les meilleurs conditions ! La série entière est à voir dans l’album que je lui consacre sur cette page de mon site.

Londres

Londres

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     PHOTOS DIVERSES

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Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Sample

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2
Sample

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Globalement, je suis plus que satisfait. Outre le fait que les images s’importent à une vitesse folle dans Lightroom, j’arrive à obtenir exactement le réglage et le jeu de couleurs que je veux au tout départ, via les réglages de l’appareil. Les couleurs sont superbes, l’appareil est hyper réactif, et j’ai d’ailleurs pris une grande partie des images en manuel tellement j’adore la bague de mise au point. Puis après tout, j’avais le temps. C’était un vrai plaisir.

Eglise
Eglise

Eglise
Eglise

Eglise
Eglise

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     APPLICATION IOS / ANDROID

 

C’est la version iOS de cette application que je vais vous présenter. Le gros avantage est qu’elle permet de transférer et de déclencher à distance tout un gardant un contrôle total sur les réglages de ses images.

La configuration est simple. Je possède un iPhone 6 64 Go qui tourne sous une version bêta (la 3) d’iOS 10, alors je n’étais pas convaincu du bon fonctionnement mais finalement tout va bien.

Une fois le Wi-Fi activé sur les deux appareils, il suffit de lancer l’application Leica Q sur l’iPhone puis de scanner le QR Code qui apparait sur l’écran de l’appareil photo. De là, un profil va demander à s’installer sur le smartphone afin de connecter les deux (à ne faire que la première fois, après c’est enregistré).

Une fois cette étape franchie… C’est terminé ! L’application est fluide, le design est moderne et élégant (comparé à d’autres marques…) pas grand chose à dire. C’est un vrai compagnon pour la street et le reportage, voir pour les photos difficiles d’accès à cause du cadrage ou du manque de recul.

On scanne le QR Code
On scanne le QR Code

On installe le profil
On installe le profil

On lance l'application
On lance l’application

Et on profite !
Et on profite !

Après plusieurs mois d’utilisation je n’ai pas vraiment rencontré de bugs. Attention toutefois, ça consomme pas mal de ressources à la foi sur votre smartphone mais aussi sur votre Leica ! A de nombreuses reprises alors qu’il me restait pourtant d’indiqué comme ayant les 2/3 de la batterie je me suis retrouvé à sec au bout de quelques dizaines de minutes.

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)


     M.àJ. FIRMWARE 2.0

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Un firmware qu’est-ce que c’est. Tout simplement, depuis l’arrivée des numériques et des micro-logiciels internes aux appareils, les constructeurs peuvent corriger des éventuels bug et erreurs, voir rajouter des fonctionnalités avec le temps. Pour exemple, Fujifilm rajoute de temps en temps de nouveaux profils couleur, comme le film Classic Chrome, ou change l’AF de son boitier. Un développeur de jeux vidéos va pouvoir rajouter des niveaux, des objets etc. Leica a par le passé sur d’autres modèles corrigé certains soucis et à rajouter des options assez légères comme l’ajout de mode de mise au point en vidéo par exemple.

Ici, le Leica Q semble être suivi de prêt. Commercialisé en version 1.0 en Juin 2015, il a eu droit à sa version 1.1 en Décembre de la même année, pour passer directement en version 2.0 le 26 Juillet 2016, soit un peu plus d’un an après. Le gros avantage ? Voici quelques options intéressantes parmi d’autres qui ont été ajoutées dans cette nouvelle version :

  • Photo en DNG seul. Plus besoin d’opter pour le JPG ou DNG + JPG. (ENFIN !!!)
  • Détection de visage optimisée
  • Amélioration de l’interface
  • Pose longue à 120 secondes
  • Compatibilité avec d’autres flash externes
  • Gestes multitouch ajoutés

Alors certes, ça ne change pas l’appareil non plus, mais rends celui-ci bien plus agréable. La perfection s’approcherait-elle ? Mon avis change-t’il ? Oui, assurément.

Les quelques reproches que je pouvais faire à l’appareil, comme par exemple l’enregistrement en DNG seul (sans avoir obligatoirement besoin d’un JPEG) ont été corrigés. De quoi devrais-je donc me plaindre ? Je vous invite d’ailleurs grandement à faire la mise à jour de l’appareil.

Mais comment installer une mise à jour sur le Leica Q ?

Installation d'un firmware
Installation d’un firmware

Rien de plus simple, rendez-vous sur le site officiel de Leica pour être sûr de télécharger le bon firmware. Attention, ne vous trompez pas de modèle ! Une fois le fichier Q116_200.quf d’environ 49,18 Mo téléchargé (dans le cas présent), vider votre carte SD et copier le fichier directement à la racine de celle-ci. J’insiste bien sur ce point, il ne dois pas être mis dans un dossier mais bien à la racine de la carte.

Une fois fait, insérer une batterie pleine dans l’appareil. Une fois la carte SD dans l’appareil photo, démarrer celui-ci en maintenant le bouton rouge d’enregistrement vidéo enfoncé. L’appareil va démarrer sur le module de mise à jour.

Il faut appuyer sur le bouton rouge de droite (vidéo) quand on allume l'appareil
Il faut appuyer sur le bouton rouge de droite (vidéo) quand on allume l’appareil

Ce qui nous amène à la fenêtre suivante :

Installation
Installation

Après quelques instants, la mise à jour sera installée, et l’appareil demandera à être éteint.

Chargement de l'installation
Chargement de l’installation

Redémarrer le normalement, puis aller directement dans le menu du Q pour formater la carte. Vous n’aurez plus besoin du firmware sur celle-ci.

A présent, amusez-vous !


     CONCLUSION

 

Changer de marque n’est pas si simple. On perds ses habitues, ses réglages, ses préférences logiciels, ses repères… Surtout que mes premiers pas avec Leica n’ont pas été de tout repos. En effet, si finalement peu de personnes achètent un Leica, encore moins en vendent ! Lors d’une visite d’essai dans un magasin sur Nantes, l’un des rares qui vendent ce genre d’appareil, j’avais été très froidement accueilli. Je n’ai pu garder l’appareil que quelques minutes en main, sans pouvoir récupérer les photos sur la carte SD, et avec un vendeur désagréable et aussi collant qu’un homme en soirée près d’une jolie fille arborant un décolleté. Dans ces conditions, hors de question que je dépense plusieurs milliers d’euros dans son bouiboui, ne cautionnent pas ce genre d’agissement.

Au delà de ça, quand on cherche à se renseigner on nous renvoi toujours les mêmes arguments « Mais tu sais, pour le prix je peux t’avoir un boitier qui monte à 11 images par seconde !, ou « prends plutôt ce gros reflex là, et prends aussi le grip avec, et le zoom là, oui ! »

Finalement, ce sont des p’tits gars sympas du forum summilux.net qui m’ont consolés et tendus la main. Si vous me lisez, merci à vous !

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

Mais avoir un Leica n’est pas de tout repo…

 

Je trouve dommage qu’à l’image d’une femme qui est mal vue lorsqu’elle porte une jupe dans la rue (fille facile et autres conneries) certains considères comme une hérésie qu’un jeune parle d’acheter un Leica ou pire encore, POSSEDE un Leica.

Comprenez-moi bien. Certes je n’ai que 24 ans, mais j’ai depuis longtemps fait mes preuves dans la photo. Je n’ai pas à demander la permission des puristes qui disent que « c’était mieux avant » ou des pro-reflex qui ne jurent que par la puissance.

Il est plus que navrant de voir ce genre de comportement discriminatoire envers un individu qui achète une telle marque. Alors si vous aussi, qui lisez cet article vous avez envie d’un Leica, emmerdez le monde. Faites vous plaisir, la vie est trop courte pour ce sentir retenu par ce genre d’individus.

Il n’y a pas besoin de gagner 35k€/an pour se payer un Leica même s’il est vrai, ça facilite les choses. Personnellement, je suis loin de rouler sur l’or. Je ne gagne qu’aux environs de 1000€ mensuel. Bien sûr, ça varie d’un mois à l’autre selon les contrats photos que j’ai, mais c’est tout. Et pourtant, j’ai un X-Pro 2, un Leica Q équipé d’un Summilux f/1.7, un fuji 16-55 f/2.8 et un fuji 60mm f/2.4. Mais à côté de ça, je vie seul, dans un appartement de 38 m2, avec une voiture qui a bientôt 18 ans et qui n’a de moderne que les vitres électriques. Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne sors que rarement, encore moins en soirée/boite, tout autant d’économies faites sur les années. Il suffit de voir le budget fête de la plupart des étudiants.

S’acheter un bel appareil, ce n’est pas une question d’argent. C’est une question de choix et de priorités. Je me fous d’avoir une belle voiture récente, ou un grand appartement. Je veux juste un bon appareil photo, et c’est en ça que je choisis de placer mon pécule.

Evan Forget - 2016 - Photographe Nantes - Fujifilm X-Pro 2

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr)

LEICA Q

Q pour Quintessence

 

Alors, faut-il acheter un Leica, qui plus est un Leica Q ? Les puristes de la marque diront probablement que non, les pro reflex diront probablement que non, et votre femme dira probablement que non également. Mais au delà de ça, si vous cherchez un appareil ultra performant, leger, bien construit, fiable, avec un capteur plein format et une optique de haute qualité et offrant une belle ouverture, alors oui. Ce Leica est un très bon choix.

La marque a su mélanger le moderne et le traditionnel dans cet appareil qui, bien que largement imparfait comme je l’ai signalé en début d’article, reste tout de même une très belle bête à avoir dans sa collection.

Beaucoup sont unanimes sur le sujet, l’optique compte parmi les meilleurs de la marque, et le capteur est absolument grandiose. Deux points qui en ont surpris plus d’un à la sortie du boitier au vue du plantage monumental de la marque lors du passage au format numérique. Mais quoi qu’il en soit, allez le prendre en main dans un Leica Store ou chez un revendeur agréé. Ce n’est pas le genre d’achat qui se fait à la légère.

Il faut aussi savoir que Leica garanti 3 ans à l’international ses appareils, et qu’en cas de pépin il est possible de l’envoyer gratuitement au constructeur en prenant contact avec celui-ci. Pour avoir eu une fois une panne sur un de mes Nikon (la molette de sélecteur de modes est tombée 3 mois après l’achat) je peux vous assurer que c’est appréciable. J’ai mis 3 semaines à savoir qui du constructeur, du vendeur ou de moi (le client) devait envoyer l’appareil, et 1 mois à attendre que le boitier revienne de SAV pour finalement voir qu’ils n’ont fait que mettre un point de colle et perdre à nouveau la molette 2 jours après le retour SAV. Pratiquement 2 mois sans l’appareil qui était neuf pour rien. Umh.

Le boitier de la maturité

Finalement, à l’image des gamers qui ont du mal à imaginer que tous le monde n’a pas besoin d’un PC avec 64 Go de ram, deux cartes graphiques à 800€ pièce et le dernier Core I7 overclocké, si vous de votre côté vous avez compris et atteint la maturité nécessaire qui implique de ne pas comparer l’incomparable, à savoir ce type d’appareil et les reflex haut de gamme, alors vous ne serez pas déçu de ce Leica Q (type 116) car celui-ci correspondra à votre philosophie de la photographie, d’autant que je l’ai depuis 8-9 mois à présent et que l’appareil semble très bien vieillir. Pas de décoloration, pas de faiblesse sur les boutons, rien de rien. Il est comme neuf alors qu’il a pourtant pas mal voyagé.

En effet, pour le prix on peut effectivement avoir un 5D Mark II d’occasion et un 70-200 F/2.8 d’occas lui aussi, certes on aura des boitiers reflex tropicalisés avec des taux d’images par seconde bien plus élevés, mais… Est-ce vraiment ça l’important ? Tout le monde ne travail pas en rafale, jamais d’ailleurs de mon côté. Donc je m’en tape. Les zooms ? Pareil. Alors au final, quel intérêt d’acheter un gros reflex pour lui coller un 35mm dessus et ne jamais le changer ? Cet appareil est donc parfaitement adapté à mes besoins. D’ailleurs, je lorgne depuis quelques temps déjà sur un M (Type 240) d’occasion (se trouve dans les 3000€) accompagné d’une optique genre 50mm lumineuse ou un peu plus long. pour compléter le Leica Q. A voir…

Récapitulatif

LES AVANTAGES :

  • La finition exemplaire
  • Résolution du viseur
  • Réactivité du boitier ( !! )
  • AF Ultra rapide
  • Design de l’interface OS et de l’appareil
  • Qualité d’image
  • Capteur 24×36 FF
  • Performance en haut ISO
  • Discrétion du déclencheur
  • Qualité de l’objectif Summilux
  • Ouverture de f/1.7 et stabilisé
  • Présence d’un mode macro
  • Garantie de 3 ans international
  • Lightroom fourni
  • Menu simple
  • Options (wifi, nfc, liveview, focus peaking…)
  • Ecran tactile
  • Sangle en cuir fournie
  • Autonomie (Environ 500 images)
  • Raw en DNG seul (depuis MaJ 2.0)

LES INCONVÉNIENTS :

  • Le prix en hausse (+210€ sur un an)
  • Non tropicalisé
  • Pas de viseur optique (…)
  • Pas de mémoire intégrée
  • Pas de flash externe fourni dans la boite
  • Pas de recharge en USB
  • Carte SD dans le même slot que la batterie
  • En macro l’optique passe de f/1.7 à f/2.8
  • Pas d’écran orientable (mais pas un défaut pour moi)
  • Options parfois peu intuitives
  • Une molette d’ISO aurait été la bienvenue
  • JPG ou DNG + JPG uniquement
  • Bague d’ouverture un poil trop petite
  • Molette supérieur sous exploitée
  • Temps de pose bridé par les ISO

Au passage, gardez un oeil sur le marché de l’occasion, et accessoirement sur mon site (www.evan-forget.fr) car de nombreuses photos prises avec cet appareil arrivent !

Article rédigé par Evan FORGET (www.evan-forget.fr) pour le site de Studio Raw (www.studioraw.fr


Merci à vous tous qui avez pris le temps de lire mon article (10254 lectures au moment de mon édition du mois d’avril) de le partager (142 partages quand même !) et pour tous vos commentaires. J’essai autant que possible d’y répondre mais malheureusement, vous choisissez tous des méthodes différentes. Donc entre les SMS sur mon portable, les appels, les mails, le formulaire de ce site ou de mon site photo, facebook, et le module commentaire de cet article je n’en fini plus.

Sachez qu’avec mon travail je n’ai pas beaucoup de temps pour répondre aux commentaires et aux questions, alors j’essai d’optimiser tout ça. Si vous avez des questions à poser ça ne me pose aucun problème mais faites ça s’il vous plait sur ce site, dans le module de commentaire de cet article… Déjà parce que ça me permettra déviter d’avoir à répondre 10x à la même question et les réponses profiteront à d’autres personnes aussi !

Merci à tous !

68 commentaire sur “Retour sur le Leica Q (Type 116)

  1. Bonjour, Ton article est très appréciable sur le Leica, or, cela reste une marque prestigieuse et inabordable pour moi.
    Merci en tout cas, de nous avoir fait partager cet article.
    Bonne continuation 🙂
    Matthieu

  2. Merci pour ce test 🙂
    Ayant eu un A7 avec un 35mm, je suis passé au x100 pour encore plus de compacité. Mais la profondeur de champs du plein format me manque. Peut-être un jour je l’aurai ce Leica!
    Et oui t’as bien raison, stop au jugements, chacun fait ce qu’il veut avec son argent. Juger quelqu’un par son appareil c’est chaud!

    1. Tu sais que c’est arrivé plusieurs fois que, bien que je sois photographe officiel, des gars de la sécu me laissent pas passé des barrières parce que « mon matériel ne fait pas assez pro » (en parlant de mes petits boitiers fuji). Genre en photo, c’est celui qui a la plus grosse qui est le meilleur quoi… tsss…

      1. Pffff…. ah là là… On ne changera pas les gens et leur mesquinerie. Merci pour ce test très complet (pour moi), perso les courbes/graphiques à la loupe me gavent sérieux. J’ai eu un D700 et un D600 pendant 3-4ans, puis j’ai tout bazardé quand fuji a sorti ses jolis petits boitiers qualitatifs. J’ai actuellement un x-T1 depuis sa sortie, mais le format ff me manque (pour le bokeh et une meilleure dynamique) et ce petit Leica me fait de l’oeil sérieux malgré son tarif conséquent, mais assez « contenu » pour du Leica. Je n’ai jamais été attiré par les Sony pour plusieurs raisons, mais je n’ai pas envie de m’étaler pour en faire un débat.
        Merci pour ce conte rendu avec image à l’appuie, ça va finir par me décider à aller enfin vers la marque à la pastille rouge ! 😉

  3. super article, complet ,très documenté , objectif … à mon avis il va être énormément lu ; merci pour ce travail de fond qui a du demander beaucoup d’investissement …

  4. Merci pour cet article complet écrit avec professionnalisme qui a demandé beaucoup de travail mais qui nous donne un éclairage certain sur la qualité du leica Q

  5. Bonjour
    Un tel travail aurait mérité d’être relu et corrigé,tant du point de vue de l’orthographe que de la syntaxe.Dommage que les « vieux cons » comme moi soient un peu gènés par ce …détail.
    Félicitations malgré tout.
    Cdt

    1. L’article a été relu de nombreuses fois mais à force certaines fautes peuvent passer entre les mailles du filet. Je n’ai pas d’autre rédacteur avec moi pouvant me relire puisque je travaille seul, mais je suis ouvert à toute critique.

  6. Merci Evan pour ce retour sur le Q!

    Fujiste avec un X100T (et Canoniste avec les gros zooms qui font pro, cf le commentaire plus haut 😀 ), je suis très tenté par un passage chez Leica, d’une part car le format de l’appareil (Q ou M d’ailleurs) me plait, d’autre part car j’aime l’objet, je suis de ceux qui sont autant intéressés par le maniement de l’appareil (le toucher, le régler, sentir la qualité de fabrication) que de ses résultats. C’est pour cela que si mon matériel Canon est absolument excellent et ne me pose pour ainsi dire aucune limite, c’est bien mon petit Fuji que je préfère utiliser. Et de ce j’ai pu essayer de chez Leica, ce plaisir en est décuplé.

    Pour revenir au Q, 2 facteurs me bloquent : les 28 mm seulement (je suis plutôt 50 mm), et la non tropicalisation. Hier encore j’ai soumis mon matériel aux caprices du temps, et un appareil non tropicalisé aurait surement souffert. C’est pourquoi je m’oriente pour l’instant vers un M… mais si jamais Leica nous faisait au moins un Q2 tropicalisé, avec son super EVF et tout le toutim, ce serait plus que jouable.

    En tout cas, amuse-toi bien avec ton Q (hihi), l’avis des autres n’importe peu. L’important pour moi, encore une fois, est d’avoir un matériel avec lequel on se sent en confiance et qu’on a plaisir d’utiliser. Beaucoup de ceux qui critiquent (et qui souvent critiquent aussi les appareils mirrorless et autres joyeusetés non DSLR) sont souvent soit jaloux, soit préfèrent jouer à qui a la plus longue… description technique.

    1. Merci pour ton message ! Je suis comme toi sur la tropicalisation, son absence m’a vraiment dérangé. Mais quand je vois la différence de prix et de caractéristiques entre un Q et un M, ça ne vaux pas le coup au vu de mon usage de passer sur un M, même si je préfère largement leur esthétique 😉

  7. Bonsoir, Je trouve cet article sur le Leica Q très intéressant, le meilleur en langue française, selon moi. Je possède un Leica Q depuis presque une année après avoir utilisé plusieurs années durant les Fuji X100, S, T et jamais je ne retournerai au Fuji qui est un très bon appareil dans sa catégorie, nul doute la-dessus. Pour moi c’est un retour aux sources car j’ai toujours utilisé des produits Leica, M4, M6, M9 et maintenant Q et c’est une question de « feeling » ces choses là, cela ne se discute pas, car trop personnel et émotif. Je n’ai pas trouvé de défauts détestables à cet appareil, même la tropicalisation, je m’y fait et quelques gouttes ne sont pas dommageable. Alors, en terminant, si vous appréciez au touché et à l’oeil dans la boutique, et que vous pouvez vous l’offrir sans décevoir votre bien aimée, sautez sur l’occasion, le prix en vaut la chandelle… Merci encore pour cet article très bien présenté.

  8. Bonsoir,
    Article très intéressant et votre positionnement par rapport aux choix personnels est très sage. Chacun dépense ses sous comme il l’entend. Finalement, sur 4 ou 5 ans, un petit Q est bien moins cher qu’un gros cube, si j’ose parler ainsi à nos amis les motards.
    Il est vrai que je serais plus attiré par une focale entre 35 et 45mm qui correspond plus à mes aspirations. Mais j’admets que le choix du 28mm était pertinent. J’ai comme beaucoup l’espoir d’une extension de la gamme dans ce sens. Là, je craque.
    Merci aussi pour vos photos….

  9. Bonjour,
    Bon, je vois qu’un pro, qui a la moitié de mon grand âge, partage l’opinion de l’amateur que je suis. J’utilise alternativement le X-Pro2 et le Q, mais pas pour les mêmes choses. Le Fuji est récemment allé faire un tour au Moyen Orient et a résisté à tout. J’ai préféré laisser le Leica à la maison.
    Pour les cartes UHS-II, j’ignorais le problème. Et c’est ce qu’il y a dans mon Leica.
    Pour ce qui est du 23 mm 1.4 de chez Fuji (je sors du sujet), je ne sais pas si je vais le garder ou prendre son successeur.
    Merci pour cet excellent article.
    Thierry

  10. Pfff, ce boitier m’attirait déjà beaucoup avant de te lire mais depuis…
    Après presque 30 ans de réflex sur les épaules et autour du cou j’avoue que ce « petit » Leica me tente vraiment !!
    Ton article est tout simplement l’approche que je recherchais pour m’en persuader, reste maintenant à dégoter la possibilité de l’essayer en live pour franchir ou non le pas car pour info je suis actuellement en 5DMK III (2) avec bons nombres de cailloux et je me tâtais de basculer sur le 5DMK IV… Même budget (pour un…) mais complémentarité totalement différente !!
    En fait l’idéal serait un de chaque… mais oublions, le revenus de la presse ne sont vraiment plus ce qu’ils étaient !!!!
    En tout cas un grand MERCI… et bonne continuation dans ce métier bien compliqué.

    1. Le M est un excellent boitier, c’est un fait. Mais j’ai eu celui-ci pour 3400€, la où un M sera à plus du double, sans parler des objectifs dont les prix grimpent très vite.

      Ensuite, je sais que c’est propre à la marque, m’ai j’ai vraiment besoin d’un AF dans certaines situations. En manif par exemple, quand t’es dans les lacrymo et que tu pleures tu ne peux pas regarder ce que tu fais, et là je fais confiance à l’appareil. Son côté numérique est top aussi avec le viseur numérique, l’écran de bonne qualité, le wifi… A terme je prendrais peut-être un M qui remplacera mon X-Pro 2 avec des optiques d’occasion, mais ce Leica est aujourd’hui mon boitier principal, je ne voulais pas regretter d’achat.

      Mais ta question est pertinente !

  11. Petite suite… donc Leica Q acheté ! Que du bonheur !!!!
    Totalement changé mes habitudes de boulot, plus tranquille, moins de déclenchements…
    Je bosse en priorité avec lui et j’ai gardé mes Mark III en second et troisième boitier si besoin et en fonction du taff. Un avec un 40 mm à 2,8 (pancake) et l’autre avec le 70/200 à 4.
    Si boulot au flash indispensable, c’est le Canon qui bosse mais je double beaucoup avec le Leica Q pour les ambiances et c’est un vrai plus car ses images sont impressionnantes !
    Mais ce que j’ai surtout et enfin trouvé avec le Q c’est l’appareil à avoir tout le temps ce que je n’avais pas avec les Fuji X100 et X20, car vraiment trop de différences avec les images de mes Canon. Du coup je ne m’en servais pas !
    On a un véritable appareil méga discret… (j’ai fais une maraude l’autre nuit… im-pe-ccable !)
    L’utilisation est très facile, manque juste quelques paramétrages plus pratique comme une touche direct pour changer le mode AFs et AFc, sans passer par le menu… car si je ne m’abuse cette fonction ne rentre pas dans le réglage perso de la touche FN…

  12. Bonjour, merci pour ce rare article en français.
    Je suis aussi tombée il y a un an sous le charme de ce boitier, très polyvalent que j’utilise principalement en manuel avec une mesure spot, et je retrouve enfin le plaisir ressenti à l’époque des M argentines. Ce boitier choisi par défaut, n’ayant plus les moyens maintenant de m’ offrir un M en digital, me comble totalement. Le fantasme du M s’est envolé ! Je regrette juste qu’il ne soit pas possible de régler la luminosité de l’EVF. J’apprécie particulièrement la présence des différents cadres et la possibilité, pour les paysages, de faire des vrais panoramiques à partir des prises de vues au 50mm en « étirant » la cadre de chaque coté ( on arrive à une image très proche de celle obtenue avec le regretté Hasselblad X Pan équipé du 45mm).
    Le photographe Danois Thorsten Overgaard a fait fabriquer un nouveau pare-soleil, très cher, mais qui permet de changer rapidement les filtres – j’utilise beaucoup un filtre ND avec une faible ouverture à 100 Iso :
    http://www.overgaard.dk/Thorsten-von-Overgaard-Gallery-Store-Hardware-for-Photography-LeicaQ-Typ116-Ventilated-Lens-Shade.html.
    Par ailleurs, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai lu votre démarche et votre perseverance. Bravo.
    Bonne continuation

    1. @Catherine : Merci pour le partage de votre impression ! Effectivement, quelques améliorations en plus sur le boitier ne serait pas de trop mais son successeur pourrait corriger ça ! En espérant que l’arrivé du M10 ne ralentisse pas l’évolution du Q. Je n’ai pas eu de chiffres de vente mais je pense que ce dernier se vends très bien !

  13. Tout d’abord, un grand coup de chapeau à Evan pour son article. Précis, pointu, détaillé, complet, bien écrit. Bref à l’image de l’appareil testé. Ensuite, merci à lui. Il m’a permis de rentrer dans l’univers Leica.
    Ben oui, après avoir céder aux sirènes de la course à l’armement (5D MkII + 16 35mm + 24 70 mm + 70 200 mm + flash + filtres = combien de kilos ???), j’avais envie d’avoir un boitier plus discret. Choper un instant, figer une expression, un geste ou un regard, voila ce que j’aime dans la photo. Leica était un mythe que je pensais inabordable tant au niveau financier qu’en terme de technique ou de talent photographique. Et puis je suis tombé sur cet article. J’ai lu ceci : « Alors si vous aussi, qui lisez cet article vous avez envie d’un Leica, emmerdez le monde. »
    Alors ouais… Fuck le monde !!!!
    Je me suis offert mon Leica Q.
    Reçu hier. Ouvrir la boite fut limite émouvant !
    C’est beau, c’est bien foutu. Packaging classe.
    Le soir même, un repas entre potes. Bonne occasion.
    J’avais tellement fouillé tout l’après midi dans les menus, fait des essais, que le soir venu, la batterie avait déjà bien bien diminué. Un poil de déception de ce coté… L’achat d’une seconde batterie semble nécessaire.
    Sinon, la prise en main est super facile, l’ergonomie teutonne au RDV. La navigation dans les menus enfantine pour un canoniste. On sent que c’est du solide mais ça se manipule tout en douceur et en délicatesse.
    L’instant fatidique des premières « vraies » photos. Lumières faibles, on va pouvoir testé les montées en Iso. Je me cale à 1/125 ème, f1,7 et Iso en auto avec un max à 12 500, le bruit est très bien géré, et bien entendu devient un superbe « grain » en N&B. J’enregistre en DNG et jpeg avec la saturation réglée sur monochrome. Je fais plutôt du N&B, je traite les DNG avec LR, mais je me sert de la visualisation directe en N&B sur l’écran. Ca donne une idée du rendu.
    J’ai l’impression d’avoir du velour entre les mains. L’effet placebo ? Peut être, mais peut être pas.
    La mise au point manuelle est enfantine, douce comme la peau d’un bébé mais précise à la fois grâce à la mollette, l’AF performant. Sa mise en marche m’a demandé un petit temps d’adaptation, mais au final c’est bien plus rapide ! Pour moi il est même largement au niveau de l’USM de Canon. Ca déclenche dans un silence de cathédrale. Mine de rien, le gros Clac ! du 5D… Des fois c’est too much.
    C’est ultra rapide. Le passage automatique du viseur à l’écran est tout bonnement top. Je ne connaissais pas ce système. C’est magique et ultra fluide. Le viseur électronique était une de mes craintes. Très vite évanouies. L’amateur que je suis ne vois aucune différence par rapport au viseur optique de mon réflex.
    Conquis je suis. Totalement.
    Il me donne envie de me balader en ville et shooter à la volée. Un petit vieux sur son banc, Une jolie fille pressée qui court après son bus, un pont…
    Je comprends la street photographie maintenant. Ce 28 mm est une merveille. Mes gros cailloux ne me manquent pas tout d’un coup. Comme tout le reste, l’utilisation du recadrage 35 et 50 mm est super pratique. Désolé pour la pub, mais j’ai un peu l’impression de revenir au moment où je suis passé sur Mac. Tout est hyper intuitif. Ca tombe sous le sens que tel bouton serve à ça et soit situé là. Telle mollette pour telle fonction et placée ici.
    Les matériaux sentent bon le luxe. Mais pas le bling bling !!! Non.. Le luxe du temps qui pourra passer dessus sans laisser de traces. Ou bien juste celles de la vie. Sur un visage, on appelle ça des rides. Le luxe des modes qui elles aussi passeront sans que son charme ne faiblisse, au contraire.
    C’est cher oui. Très cher même. Mais putain !!!! Qu’est ce que ça vaut le coup !!! On sait pourquoi ça coute ce prix là. Mais si je fais le total de tout le matos précédemment acquis… Vu les possibilités de ce compact… Franchement la question se pose. Et aujourd’hui, je ne suis plus sûr de conseiller à quelqu’un qui veut se mettre à la photo de se jeter sur un réflex… Ou bien peut être est ce aussi une étape à passer pour au final revenir à plus d’essentiel.
    J’ai l’impression d’avoir quitté un monde de brute, pour un monde de douceur.
    Bien sur je garde mon fidèle 5D. Parfois, la grosse artillerie c’est aussi super utile. Alors certains parleront de snobisme… Et alors ? C’est vrai qu’avec ça dans les mains, on envisage la photo différemment.
    Vous l’avez compris j’en suis déjà amoureux, j’vais dormir avec….
    Et à vous qui lisez ceci, si vous aussi vous avez envie d’un Leica. Alors suivez le conseil d’Evan.
    Bonne nuit à toutes et à tous.

    1. Merci Evan pour la qualité de cet article !! J’ai rarement lu un test aussi détaillé et qualitatif. J’adore votre commentaire François 🙂 ça me parle, aujourd’hui, j’ai aussi un 5D mkII avec tout l’attirail… et ces différents retours d’expérience à tous ne font que renforcer mon attirance pour ce petit Q de Leica. La qualité et la simplicité avant tout. Je crois que je vais craquer… :-/

    2. @François :
      « Alors ouais… Fuck le monde !!!!
      Je me suis offert mon Leica Q. »

      Voilà, c’est ça que je veux entendre ! Merci pour ton trèèèès long (mais complet !) retour et commentaire. Ça fait vraiment plaisir à lire ! J’espère qu’il t’apporte beaucoup de plaisir !

  14. Le forum summilux.net et votre article ont emporté ma conviction. Ce Q, il me le faut, il a l air trop terrible. Il est donc commandé et son arrivée est prévue pour les premiers jours de décembre. Par contre je ne dénigre pas pour autant mon très gros boîtier plein format canon et son 70-200 f2.8 ou son 300 f4 stabilise qui me sont nécessaires à la photo de sport en salle (principalement tennis de table). Je pense que je vais désormais avoir 2 apn complémentaires dont ce Q pour tous les jours. Sur votre site, il y a des photos de feu d artifices. Ont elles été faites avec ce Leica ? Merci

  15. Une semaine que je l’ai. Après les premières impressions de la semaine dernière, je reviens compléter un peu mon précédent commentaire.
    J’en suis toujours amoureux !
    Mon premier sentiment exprimé s’avère bien réel.
    Le prise en main est vraiment très intuitive. Je trouve qu’il manque juste un autre bouton (en plus du FN) que l’on pourrait paramétrer (posemètre, choix du profil utilisateur…etc…). Sinon, l’enregistrement de 4 profils utilisateur est très pratique.
    Je suis admiratif de la gestion du bruit numérique. Peut être n’étais je plus à la page avec le 5D MkII dans ce domaine, mais c’est vraiment bluffant. Je pense des 3 200 Iso « acceptables » avec le Canon, à 12 500 « plus que bien ».
    La plage dynamique étonnante.
    La discrétion ! Voila vraiment le maitre mot. C’est super appréciable.
    Seule la batterie me déçoit. J’en ai vite commandé une deuxième.
    Je lis pas mal de choses sur le net à propos de ce Leica.
    Deux reproches reviennent sans cesse : le prix, et le coté « snob ».
    Leica est un mythe. Comme Rolls Royce, Ferrari ou Porsche le sont en automobile. Rolex en horlogerie. Cartier en bijouterie…etc… Ces marques là ne sont pas des mythes pour rien. Il en est de même pour Leica. Alors oui, peut être y a t il un coté snob à photographier avec un Leica, non un Leica n’est pas bon marché. Mais on voit des Leica de plusieurs dizaines d’années fonctionner à merveille et remplir de joie leur propriétaires, tout comme on voit rouler des Porsches de 30 ans passés se faisant retrouver toutes les têtes, tout comme une Rolex est garantie à vie. Combien voit on de Canon, (ou Nikon pour ne prendre que ces deux là ) de plus de 15 ans pendus autour du coup d’un photographe ? La qualité de fabrication est indéniable, la fiabilité non plus. Rien que cela ça a un prix. Bien sur que le logo rouge rajoute au tarif. Et alors ? Ils ne se foutent pas de la gueule du client. C’est comme le débat Mac vs Pc. Vaut il mieux mettre 500 euros tout les 5 ans dans un PC neuf, ou 1000 pour un mac qui tournera toujours nickel dans 15 ans…
    Je ne renie en rien mon fidèle 5D, cet appareil n’a pas à faire ses preuves. C’est une bête de course, personne ne dira le contraire. C’est juste qu’avec le type 116, c’est vraiment une autre façon de photographier.
    Ces possibilités sont telles et tellement facilement exploitables, que l’on se concentre beaucoup plus sur ce que l’on veut montrer ou raconter lorsque l’on appuie sur le déclencheur.
    Il ne s’agit donc là que de débats sans fin entre les anti et les pro. L’essentiel étant le plaisir que chacun prendra à dépenser son argent comme il le souhaite.
    Cet appareil est pour moi une merveille, qui a fait un trou dans mon budget, mais peut être est ce un objet dont mes enfants se serviront un jour, bien après moi.
    C’est avec une certaine émotion d’ailleurs que, lui cherchant un abris, je pris la sacoche en cuir noir (robuste puisqu’ayant plus que mon âge) où mon Père rangeait son Interflex et ses objectifs (un 35 mm et 135 mm). J’enlevais le vieil argentique (lui trouvant un autre refuge bien douillet) et j’y plaçais mon Leica Q. Pile poil. C’est mon Père qui m’a fait découvrir la photo, c’est lui qui me parla de Leica pour la première fois. Je suis heureux donc de lui rendre cet hommage.

  16. Je découvre ce forum après avoir reçu hier un Leica Q.
    L’article initial d’Evan Forget est tout simplement excellent. Mais aussi réconfortant. Grâce à vous, Evan, je me sens moins seul dans mon choix et mes motivations. Je partage mes temps disponibles (récent retraité) entre les sports et la photographie. Ayant exposé, je suis en contact avec quelques photographes. Tous m’ont déconseillé le Leica Q: cher et focale fixe. Comme si leurs blocages psy devaient rejaillir au travers de leurs avis.
    Marre du poids de mes deux Canon D II et III, et des objectifs …
    Envie de simplicité et non pas de performances putatives et potentielles … dont je me fiche.
    Je vous félicite pour votre argumentaire en faveur de l’acte d’achat, dépassant les obstacles psychologiques et financiers. On n’achète pas ce genre d’objet « mythique » par snobisme ou méconnaissance. C’est un choix délibéré, logique, individuel. le jugement des autres, les jaloux, les frustrés, on s’en fiche ! La vie peut s’interrompre tout à l’heure comme demain. Alors, « carpe diem » !
    Cet après-midi, je vais aller photographier dans une aérogare désaffectée, en pleine déshérence… Baptême du feu pour le Q. Merci pour votre texte.

  17. Rassurant !
    Rassurant de constater qu’il y a encore des gens qui pensent en arrêtant de trop réfléchir pour savoir si c’est trop cher, trop bobo ou je ne sais quelle autre absurdité….
    Rassurant pour un « vieux » photographe comme moi, qui a attendu 30 ans pour enfin avoir accès à la philosophie Leica, de savoir qu’avec un Q, on rentre chez Leica par la grande porte; que le Q n’est pas un « low » Leica.
    Je suis quasiment à la porte du Leica store ! J’avais encore un doute concernant le viseur ! Pour moi, Leica c’était la visée télémétrique et je m’y était préparé, alors un viseur électronique…. !! Rassuré
    J’ai la main sur la poignée de la porte du Leica store. J’ai 10 ans d’avance ! Temps qu’il m’aurait fallu pour boucler le budget pour un M 240 et un 28mm summilux. Je continuerais à en rêver mais dorénavant avec les 2 pieds dans la maison….
    Je suis rentré. Dans quelques minutes je serais « Lécaiste ». Une grande fierté !
    Je n’enterre pas pas mon Nikon et ses Zeiss et mon X 100 pour autant mais avec le Q et l’émotion en plus .
    Merci pour votre article qui m’a rassuré et fini de me convaincre et bons trips photos à tous ( car c’est quand même bien là l’essentiel ! )

    1. @Carlos :

      Rassurant pour un « vieux » photographe comme moi, qui a attendu 30 ans pour enfin avoir accès à la philosophie Leica, de savoir qu’avec un Q, on rentre chez Leica par la grande porte; que le Q n’est pas un « low » Leica.

      En effet, pour moi le Q n’est pas non plus l’entrée de gamme, mais bien une gamme distincte de la marque, et qui plus est vraiment très réussie !

  18. Ton article m’a mis la bave aux lèvres pour ce Leica Q découvert un peu par hasard après avoir lu quelques News sur le M10… il m’a tout simplement l’air monstrueux (surtout par rapport à mon a6300 avec un Sigma 30mm (eq. 45) f1.4 ^^ – je reviendrai peut-être sur mon utilisation d’un appareil photo par la suite)
    J’avais d’abord une première question : après quelques mois d’utilisation, est-il toujours ton outil numéro un en reportage ?
    J’ai fait un tour sur ton site : un très bel oeil de ta part, que ce soit au niveau de l’ambiance ou des compositions. Bravo, continue comme cela, c’est un régal pour les yeux et l’esprit.

    1. Merci Charlie pour ton message !

      Le M10 me fait pas mal de l’oeil aussi. Toutefois j’aimerais avoir la même possibilité que le Q, c’est à dire un A-F inclu dans le boitier… Même si je travail souvent en manuel, c’est agréable de savoir que « si on en a besoin, c’est là ». Il existe des solutions, à savoir des bagues qui se fixent entre l’optique et le boitier et qui permettent d’avoir un A-F mais ça vaux relativement cher et c’est très dur de trouver de bons tests sur Internet.

      Concernant mon utilisation, tu peux voir sur mon site la série sur Londres qui n’a que quelques jours et qui a été entièrement réalisée au Q. Au mois d’août j’avais un X-T1 + X-Pro 2 + Leica Q. J’ai commencé par vendre le 23mm f/1.4 et le X-T1 pour ne pas faire doublon avec le Q (Et 3 appareils ne me servaient pas) et j’ai réalisé il y a peu que… le X-Pro 2 n’avait pas bougé de l’étagère depuis que je l’avais utilisé pour prendre le Q en photo pour cet article l’été dernier. Soit presque 6 mois. De ce fait, je viens de mettre une annonce sur Le Bon Coin pour vendre mon X-Pro 2, mon 60mm macro, et le 16-55. Il ne me restera plus que le Leica Q. C’est un paris risqué de ne conserver qu’un seul appareil, mais j’ai quand même plus de 3500€ de matos qui prends la poussière et ça m’embête.

      Conclusion, le Q est toujours l’outil n°1 pour moi, et aussi le n°2, le 3, le 4…. Jamais sans mon Leica !

      1. Ah oui, un Q en tant que seul et unique appareil, c’est pas mal couillu, si tu me permets l’expression ! (d’après ce que tu me dis, c’est pas si couillu que ça, je vais aller voir la galerie Londres par la suite !)
        Merci en tout cas pour ta réponse claire et rapide !

        Je continue sur ma lancée ;p

        Pour ma part j’utilise un Sony a6300 – APS-c – depuis quelques mois pour de la vidéo principalement (c’est mon deuxième appareil, en guise de spare d’une caméra pro de Sony également, je l’utilise donc en photo quand il n’est pas utile en vidéo), et pour les objectifs que j’ai avec (18-105 f4, 10-18 f4 et donc 30 f1.4).
        Je prends de plus en plus de photos avec mon a6300 mais quasi toujours avec le Sigma, équivalent à un 45mm, très bon pour du portrait mais évidemment limité pour de l’ambiance. Pour se faire, j’ai un objectif à F4 qui m’est clairement insuffisant en terme de profondeur de champ (question de sensibilité propre à chacun), or il n’y a pas de bon grand angle à très grande ouverture chez Sony et je ne tiens pas à m’embarrasser d’un adaptateur pour utiliser un objectif d’une autre marque.
        C’est en bonne partie pour cela que le Leica Q me fait de l’oeil. Il n’a pas seulement l’air parfait pour ce genre de photos, mais il l’est clairement, quand on voit ton travail du moins. Quelle ambiance (j’arrête là pour les compliments :p)

        MAIS, puisqu’il faut un mais, le budget qu’il faut allouer à un tel objet me bloque encore un peu. Du coup j’ai encore quelques questions :
        – En terme de sensibilité, un appareil comme ce Q – qui a déjà 2 ans – est-il vraiment bon au point de pouvoir l’utiliser sans flash dans certaines conditions ? Pour resituer mes besoins, il m’arrive de suivre des soirées événementielles / travailler sur des sites industriels de nuit en photo (et en vidéo), sans flash – je n’aime pas du tout le rendu des photos avec flash. L’a7s que j’avais précédemment faisait bien le job malgré les limitations des objectifs Sony – le bousin était capable de grimper haut avec une excellente qualité jusqu’au 6400 ISO en photo. Avec l’a6300 je suis un peu bloqué soit par l’angle du Sigma, soit par le manque d’ouverture des autres objectifs dans ces conditions, disons, « extrêmes » !
        – Les mode 35 et 50 du Q, si je ne m’abuse, croppent dans l’image de base ? Pas de magie sur ce coup-là de la part de Leica ? Quid de la qualité dans ces deux modes ?
        – As-tu essayé les DNG du Q sur l’App Photos de MacOS ? Si oui, ça donne quoi ? Je n’ai pas d’énormes besoins en terme de retouches et cette App, malgré tous ses défauts me va bien.
        – L’appareil avec lequel j’ai pris le plus de plaisir côté perso, c’est le 5d2 avec une optique Tamron 24-70 2.8 (me souviens d’un trip à Londres avec justement, quel panard !). A quel niveau placerais-tu le plaisir d’utilisation du Q par rapport à ce dernier ? (j’imagine que tu as dû utiliser des 5d à un moment ou un autre, mes excuses si cela n’est pas le cas !)

        Enfin, si ce Leica me fait de l’oeil c’est aussi pour le plaisir d’avoir un appareil superbe aussi bien techniquement qu’esthétiquement dans les mains. Mais si les réponses ci-dessus me conviennent, évidemment, le prix sera d’autant moins un obstacle !

        Merci par avance pour toutes tes réponses, je file voir ton fil à Londres. Et fureter quelques photos sur summilux.net (que je découvre aussi grâce à toi).

        1. Les années ne font pas la qualité, le D3S délivre de superbes images, et monte à 102400 ISO alors qu’il a pourtant 8 ans ! Je n’ai jamais été gêné par le bruit numérique du Q. Il n’y a qu’à voir les samples de ce test, tout est très propre. Je n’ai pas peur de monter entre 10’000 et 20’000. Après, comparer un Mark II avec un zoom à 2.8 et un Q avec un fixe à 1.7 est impossible, c’est deux utilisations et philosophie différentes.

          Les 35-50 ne sont que des crops dans l’image, rien de plus. Je ne les utilises jamais.

          Je n’ai jamais essayé les DNG du Q sur Photos, je passe uniquement par Lightroom qui est une merveille avec le capteur du Q.

          J’étais le premier à hésiter à faire l’achat de ce boitier, mais je ne le regrette absolument pas !

          1. Merci bien pour tes retours.
            En effet, les années ne font pas la qualité. Ton retour me rassure quand même un poil !
            Egalement, la comparaison entre un zoom 2.8 et un fixe 1.7 n’est pas évidente, mais je situais juste la question en terme de plaisir d’utilisation. Je comprends que tu ne souhaites/puisses pas donner d’avis, aucun souci !

            Pour le reste, et après avoir vu ta superbe suite Londonienne, je suis à fond ! Ca va être dur de convaincre mon banquier ! haha

        2. Bonjour,
          Je me permet de répondre car pendant pas mal de temps, je n’ai utilisé que mon 5D MkII avec un 24 70mm f2,8.
          Aucune crainte à avoir sur la gestion du bruit numérique, c’est tout simplement bluffant.
          Si on parle d’un aspect totalement subjectif qu’est le « Plaisir ».
          Alors le Leica Q est, pour moi, un pur concentré de plaisir. Mais différent de celui pris avec le 5D.
          Pour ce qui est de Photo, comme Evan, je passe tout par LR.
          Bonne continuation.

          Le Q est un achat presque déraisonnable, mais jusqu’à maintenant, je ne regrette pas le moins du monde !

          1. @François :
            De temps en temps, ne ressens-tu pas le manque de ton 24-70 ? Je ne suis pas très porté zoom, bien que sur le X-Pro 2 j’adore le 16-55 f/2.8 qui est sont équivalant, mais de temps en temps j’aime bien avoir un boitier avec une optique entre 50 et 70mm assez lumineuse pour du portrait serré ou un peu de scène.

  19. Bonjour,
    Merci pour ta réponse, François ! Un tel appareil doit donner envie de prendre encore plus de clichés…

    Il va falloir que je trouve un revendeur – si possible autre que la Fnac – sur Lyon ! :p

  20. Excellent article qui m’aide considérablement à prendre en main cet appareil avec lequel je me sens bien.
    Merci de toutes ce précisions et commentaires.
    Une petite remarque cependant (mais c’est un vieux con qui écrit) : je suis prêt à lire et corriger tes textes avant parution et gratuitement de surcroît, parce que franchement, l’orthographe est catastrophique.

    Merci encore.

    Pour ceux qui ne possèdent pas encore l’engin, guettez les ventes flash de la FNAC : en ce qui me concerne ça m’a économisé 620 €. Cool.

  21. Bonjour,
    Bravo pour cet article très intéressant. Je suis leicaiste (amateur) depuis bien longtemps. J’ai eu (et j’ai toujours) comme compagnons de voyages, un M2 et un M6, et j’ai récemment craqué pour un Leica Q. Je suis loin d’en avoir fait le tour, mais ça se présente bien !!!
    Pourrais-tu préciser ta remarque concernant les cartes SDXC UHS-II. C’est précisément ce que j’ai dans l’appareil, et je n’ai pas vu de bug, ni d’incompatibilité . Aurais-je loupé quelque chose ?
    Au plaisir de te lire
    Merci

    1. @JRR :

      En réalité le format UHS-II permet d’avoir une vitesse de lecture/écriture bien plus rapide et en enregistrement plus fiable des données. C’est très utile quand on photographie rapidement (rafale) ou qu’on fait de la vidéo, mais aussi pour tout le reste au quotidien. Sans parler de rafale, quand je prenais les photos du match de hockey par exemple j’avais parfois des blocage à cause de la mémoire tampon qui était saturée, et je devais attendre que l’appareil termine d’enregistrer les images avant de pouvoir en prendre d’autres. Frustrant !

  22. La photographie « artistique » peu figurative m’occupe à plein temps depuis quelques années de retraite. les prises de vues étaient effectuées avec deux canon: D2 et D3. Chacun équipé de zooms différents, les meilleurs de la marque : le pied.
    J’en ai eu assez de trimballer un matos lourd et encombrant. Quelques recherches sur le Leica Q m’ont rapidement convaincu: légèreté et qualité absolue. Il correspond exactement à ce que je veux en matière de création artistique. Ce n’est plus le pied, mais l’extase !
    Néanmoins, je recherche un autre compact léger avec capteur de 20 ou, mieux, 24 mégapixels. Équipé d’un zoom montant à plus de 100 mm et léger également. Au cas où …
    Pouvez-vous me suggérer le meilleur appareil actuellement disponible ? Je me fiche des performances en dehors du piqué et de la stabilisation. Mon usage est assez classique, je reste simple et basique dans ma pratique, et n’utiliserais que quelques pourcents des options techniques possibles.
    Quel serait votre conseil ?

    1. Pourquoi pas un X-T1 avec un grip et un 50-140 ? Il y a énormément de X-T1 d’occasion sur le marché en ce moment. Par contre c’est du 16mp pour le capteur, mais le boitier se trouve dans les 500€ assez facilement. Après il y a le X-T2 sinon ! Bien plus moderne et très performant mais beaucoup plus cher en revanche ! Je pense que c’est un bon choix.

  23. Et bravo pour votre article: il présente très bien et de façon juste le Leica Q.
    Une observation: Mon appareil s’est bloqué à deux reprises: plus moyen d’éteindre ou de pouvoir prendre un cliché. La solution est simple: il suffit d’enlever et de remettre la batterie, et tout refonctionne parfaitement !

    Merci à vous pour vos partages et avis: précieux !

  24. Du M9, je suis passé au M type 262 – Toujours avec mon summicron de 35, c’est fabuleux pour le paysage – Avec un 75, pour moi, la mise au point télémétrique est inexploitable – J’attends un Q mais avec un 75 voir 85 90 – Pourquoi pas !!
    Ce dont on ne parle pratiquement pas dans les tests des optiques, ce sont les nuances qui en résultent – Ne comparons pas les boîtiers, il faut le choisir selon son emploi.
    Ne testez pas les optiques Leica pour leur rendu; vous ne pourrez pas y résister – (il y a une espèce de transparence, effet 3D, ect…..) –
    Maintenant si vous aimez la saturation (question de goût évidemment) les Fuji vous satisferont (mais prenez conscience de la PPC et du bockey)
    Bonnes photos à tous

    1. J’ai d’ailleurs cru comprendre que le type 262 n’avait pas de mode vidéo ou de live view ? L’écran sert donc uniquement à naviguer dans les menus et à regarder les photos prises ?

  25. Très bon test. Comme le reste du site. Le Q fait envie. Mais on peut aussi accéder au Leica numérique a un prix abordable : M8 + Cron 40 ca se trouve aujourd’hui aux environ de 1000 euros.
    Perso j’ai un M8.2 avec le 40 et un x pro 1 avec le 18 55. Je ne fais pas du tout les mêmes images. Aussi un Cl chargé en Hp5 mais je m’en sers très peu. J’ai eu différents boîtiers M depuis 30 ans. Incomparables. Enfin un Pentax K10d pour les très longues focales. Voilà ça n’a pas grand intérêt mais ca fait plaisir d’échanger.
    Je voulais juste dire à François que je m’interroge sur les Mac qui douteraient 15 ans. J’ai un iMac de 2008 et ca fait 2 ans qu’on me dit que mon matériel est obsolète et que je ne peux faire aucune mise à jour
    Bien cordialement.

    1. Merci pour votre retour.

      J’ai toutefois jeté un oeil et j’ai énormément de mal à trouver de M8 dans les 1000€ indiqué. Que des choses dans des pays étrangers et minimum à 2000€, sans objectif. Mais je garderais un oeil sur des annonces régulières, on ne sait jamais.

      Ensuite, il faut bien revenir sur le terme « d’obsolescence ». La machine que vous avez s’allume-t’elle encore ? Fonctionne-t’elle toujours ? Pouvez-vous encore traiter vos photos, mettre à jour votre blog/site, envoyez vos mails et j’en passe ? Il ne faut pas oublier que l’obsolescence est avant tout causée par l’utilisateur qui désire avoir « mieux ». Nous voyons ici la même chose en photo, un Fuji X-Pro 1 est-il un mauvais boitier ? Non. En revanche, est-il performant vis à vis de ce qui se fait aujourd’hui ? Pas vraiment. Ce n’est pas une critique, un simple constat.

      Un Mac dure effectivement très longtemps. J’ai plusieurs mac dans mon entourage âgé d’environ 10 ans et qui fonctionnent comme une horloge. Le miens a 4 ans, utilisé tous les jours, et n’a jamais eu besoin d’un SAV. Le fait de ne plus avoir de mise à jour ne signifie pas devenir obsolète (sinon que dire des smart-TV abandonné en 2 ans et des smartphones Androïd dont la grande majorité n’ont jamais de mise à jour).

  26. Bonsoir,
    En réponse à Yvan et pour abonder dans le sens d’Evan, Effectivement, le fait de ne plus avoir de mises à jour signifie t il que le matériel ne peut plus offrir à son utilisateur ce qu’il en demande ?
    Je viens de changer de téléphone portable. La seule raison de ce changement fut la batterie. Au bout de 5 ans et demi d’utilisation non stop ( quasiment aucun arrêt) et nombre de shoot, pains, chutes…etc… mon iPhone 4 de 2011 demandait 2 à 3 chargements par jour. Là dessus ok Apple abuse… Mais sinon, il tournait nickel, et sans mise à jour sytème depuis belle lurette !!! Alors oui, mon nouvel iPhone SE est plus rapide, mais au final, rien de vraiment indispensable en plus.
    Après l’avoir acheté d’occas’, j’ai revendu un Mac Book 13 » de 2009, il tourne encore aujourd’hui du feu de dieu et ravi le pote qui en est propriétaire après changement de batterie.
    La qualité de fabrication et la longévité des produits Apple est pour moi un argument justifiant la différence de prix. Tout comme Leica… Après… On est jamais à l’abris d’un mauvais numéro, mauvaise série…
    Mais pour en revenir au sujet initial : le Q
    Et bien j’en suis toujours autant amoureux…!!!

  27. Bonjour à tous !

    J’ai passé près de 5h aujourd’hui à mettre à jour cet article afin de rajouter de nombreuses informations et surtout de très nommmmmbreuses photos !

    J’ai rajouté toute une série sur une lampe à plasma, un match de hockey sur glace et de la street sur Londres. J’espère que ça vous plaira !

    Il y a également de nombreuses modifications de l’article à droite à gauche sur de nombreux paragraphes.

  28. Bonsoir à tous,

    Je viens de lire ton superbe article sur le Leica Q pas pour me convaincre mais pour voir ce que les autres heureux possesseurs de ce fabuleux boîtier en pensent.
    En tant qu’amateur, j’ai passé pas mal d’années avec des reflex Canon puis Nikon avec des optiques pro. Étant fatigué de rentrer de rando avec mal aux vertèbres à cause du poids et encombrement de ces matériels je suis passé chez Fuji avec le XT1 équipe d’un 16-55 F2.8, d’un 50-140 F2.8 et d’un 56 F1.2. Lassé encore une fois par le poids et l’encombrement et je dois l’avouer une certaine déception de l’AF du XT1 malgré les maj de firmware.
    Je me suis alors mis à lire le forum summilux puis le blog de FAE puis la première version de ton article et j’ai vendu tout mon matériel Fuji pour foncer ventre à terre au LS boulevard Beaumarchais à Paris pour m’acheter ce Q et enfin réaliser un rêve de gamin. Posséder un Leica !
    Depuis que du bonheur. Je ne sors jamais sans mon Leica, léger, peu encombrant et très facile d’utilisation même si on peut rêver de quelques évolutions.
    Un autre avantage de ce boîtier. Il ne paie pas de mine et donc n’intéresse pas les voleurs. Même mon épouse le trouve moche, vieux et à priori bien moins abouti que mes anciens boîtiers.
    Alors comme certains l’ont déjà écrit: Fuck le monde et ses à priori …
    Bien Cordialement

  29. Bonjour,

    Merci pour vos articles très documentés.
    Merci aussi de partager vos connaissances et votre temps avec d’autres passionnés.

    Je n’ai pu m’empêcher de sourire en lisant les remarques que vous avez eu d’un vendeur en vous renseignant sur un Leica… car j’ai eu exactement les mêmes il y a une quinzaine d’années alors que je me renseignais sur le M7 : « Pour ce prix vous pouvez avec un Canon qui prend 10 images secondes ! ».
    Euh… oui, mais moi je fais essentiellement du portrait et du paysage. Ce n’était pas son problème visiblement car il ne s’était pas préoccupé de mes besoins. Il avait juste ses convictions et a priori.

    J’ai rencontré aussi les critiques sur le fait de posséder un Leica. Les sites spécialisés sont truffés de commentaires de types plus ou moins frustrés, plus ou moins obtus, qui n’en ont jamais possédé un, mais qui tirent à boulet rouge sur la pastille de la même couleur, au prétexte que eux font les mêmes photos, voire mieux, avec leur machin jaune, rouge, ou à la pomme.
    Pourtant, objectivement, si quelqu’un veut vraiment frimer, il est beaucoup plus simple d’exhiber un GROS reflex avec un GROS zoom qu’un mini M ou Q.
    Mais les clichés ont la vie dure.
    Pour ma part, j’ai également revendu un Alpha 850 + objectifs zeiss pour un M240.
    Et j’envisage de lui adjoindre un XPro2 avec un 90 fuji qui sera le complément idéal de mon 28 et 50 sur le M.
    Je me suis bien entendu interrogé sur le Q.
    J’ai préféré un M+28 (2,8 pour l’heure) pour 2 raisons :
    1- Parce que dans 20 ans j’aurai toujours un 28 en parfait état alors que le Q et son bel objectif indissociable seront dans un état moins irréprochable (s’ils fonctionnent toujours).
    2- Parce que la qualité optique du 28 asphérique est, semble-t-il, sensiblement supérieure à celle de l’objectif du Q.
    Mais il faut dire qu’on compare là deux objectifs hors norme.
    Une évolution vers un summicron 28 n’est pas impossible à moyen terme. C’est aussi l’un des avantages d’avoir un boitier à objectifs interchangeables.

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